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Roland-Garros: La PME familiale de Caroline Garcia

Roland-Garros: La PME familiale de Caroline Garcia

TENNISLa jeune joueuse française est entourée par ses parents sur le circuit...
Romain Scotto, à Roland-Garros

Romain Scotto, à Roland-Garros

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Louis-Paul n’est pas un papa poule. «Plutôt un papa coach, mais pas dans le sens du tennis. On va dire que je suis un accompagnateur.» Raquette en main, le père de Caroline Garcia n’a aucune prétention. Dans ses plus belles années, il culminait à 15/5. Un niveau honnête en tennis loisir. Mais pas de quoi coacher l'espoir tricolore, opposé au deuxième tour à Maria Sharapova. Ce travail revient à Frédéric Fontang. Louis-Paul reste un peu plus à l’écart. Il est l’homme qui encourage, établit les plannings, gère les sollicitations ou les soucis des cordages.

Pas intimidée par l’intérêt qu’elle suscite, la joueuse de 17 ans a tout de suite mis en avant un projet de carrière familial. «Ils sont toujours là pour m'encourager, me pousser. Mes parents font des sacrifices pour moi. Ma mère ne vient pas tout le temps. Elle reste à Lyon. Mais mon père m'accompagne partout. Il est là pour me structurer.» De Saint-Gaudens à Cagnes-sur-Mer, en voiture. A Miami ou Melbourne, en avion.

«Des futures grandes, on en a croisé beaucoup»

Pour diriger cette petite PME tennistique, il a mis de de côté son activité professionnelle. L’ancien directeur commercial dans une société de distribution plonge dans ce milieu nouveau avec curiosité et ambition. Pour l’instant, Louis-Paul Garcia ne se soucie pas beaucoup des éloges couvrant sa fille. «Oh nous, on prend de la distance avec ça. Des futures grandes, on en a croisé beaucoup. On poursuit notre chemin, ça ne nous atteint pas du tout. Là, ça s’emballe un peu parce qu’on est en Grand Chelem. Mais le quotidien du tennis, ce n’est pas ça.»

Pour la famille de Caroline, 188e mondiale, c’est plutôt hôtels à prix réduits et réservations des billets en promo sur Internet. La structure est loin d’être pérenne. «On regarde beaucoup. Financièrement, on n’a aucune certitude. On navigue à vue.» Et ce, malgré l’aide de la fédération, qui pourrait être réévaluée dans les années à venir. Il faudra pour cela continuer à progresser au classement en visant «le Top 10 mondial. Numéro 1, on verra.» A la fin de son prochain match, elle pourra en toucher deux mots à Maria Sharapova.