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Le « clasico », c'était mieux avant

Le « clasico », c'était mieux avant

rugby Toulouse défiera le Stade Français samedi en Top 14, lors d'un sommet aujourd'hui dévalué
Nicolas Stival

Nicolas Stival

La capitale contre le Capitole. Pendant des années, le « clasico » entre les Stades Français et Toulousain, qui se retrouveront samedi à Saint-Denis, a constitué le sommet du championnat. Le club présidé par l'inventif Max Guazzini, remonté dans l'élite en 1997, a cumulé depuis lors cinq Boucliers de Brennus, pendant que les Rouge et Noir en glanaient trois. Les deux Stades ont aussi disputé une finale de Coupe d'Europe, remporté en 2005 par les hommes de Guy Novès (18-12, a.p.). « Je me souviens de mon premier match au Parc des Princes, glisse Maxime Médard. Nous avions perdu, mais il y avait une belle ambiance. Aujourd'hui, il y a moins de rivalité. » Depuis son dernier sacre, en 2007, le Stade Français, actuel 9e du Top 14, est rentré dans le rang.

Moins de grandes gueules
Avec l'ascension du Racing-Métro 92, il n'est même plus prophète en sa région. « Aujourd'hui, six ou sept équipes peuvent prétendre être le patron du rugby français », estime Yannick Bru, ancien talonneur devenu entraîneur des avants toulousains. « Pas mal de joueurs ont arrêté, d'autres sont partis », ajoute Médard au sujet des grognards parisiens (Auradou, de Villiers, Marconnet, Blin, Martin), ultra-motivés face à leurs rivaux du sud. « Les rencontres étaient très croustillantes, se souvient Bru. Aujourd'hui, c'est peut-être plus aseptisé, même s'il reste des personnalités avec de l'épaisseur comme Roncero, Szarzewski, Papé, Marchois et Leguizamon. » Le pilier Rodrigo Roncero est d'ailleurs devenu le « meilleur ennemi » des Rouge et Noir. « C'est un pénible dans les rucks » reconnaît son compatriote argentin Patricio Albacete. « Tout le monde parle un peu du « clasico » et de tout ce qu'il y a autour, c'est un match spécial », remarque « Pato ». Mais ce dernier semble plus attiré par l'écrin que par l'affiche elle-même. « Jouer au Stade de France est très particulier. J'y ai de très bons souvenirs, dont le match d'ouverture de la Coupe du monde 2007 (France-Argentine, 12-17). » Samedi, Albacete ne reverra pas Saint-Denis. Le leader du Top 14 ménagera certains cadres avant de retrouver la Coupe d'Europe. Tant pis pour le « clasico ». W