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L'imbroglio Gravgaard au tribunal

L'imbroglio Gravgaard au tribunal

football Prié de quitter la Jonelière hier, le défenseur danois est en conflit avec le FC Nantes
David Phelippeau

David Phelippeau

Une affaire sur fond de guerre de médecins et de règlements de compte. Hier matin, le défenseur central du FC Nantes Michael Gravgaard (32 ans) n'a pas été autorisé à pénétrer dans les vestiaires de la Jonelière. Le joueur est brouillé avec le FCN depuis plusieurs mois. Le conflit a atteint son paroxysme, hier. De son côté, le FCN estime, en s'appuyant sur plusieurs avis médicaux, dont celui du club, que le joueur est inapte à la pratique du foot en raison d'une blessure à un pied. En face, le joueur, qui n'est plus payé depuis juin, a tous « les documents nécessaires pour réintégrer le club », y compris une attestation du Ministère du travail, de l'emploi et de la santé.

Une licence signée par… Bryand !
Hier, Michael Gravgaard s'est même présenté à la Jonelière avec une licence signée d'un docteur… qui n'est autre que Fabrice Bryand (ex-médecin historique du FCN en conflit judiciaire avec Kita) ! « Pour le docteur du FCN, je ne suis pas apte, donc je ne suis pas le bienvenu m'a-t-on dit, raconte Gravgaard. L'attitude du FCN ne respecte pas l'humain ! » Avec son avocat, ils ont donc décidé de saisir les prud'hommes pour « se faire payer les salaires ». L'audience de conciliation est prévue le 23 février. « La position du FCN n'est pas défendable, estime Me Palao, car en plus de tous les documents qui prouvent que mon client est apte, il est mentionné dans son contrat que même si le joueur est indisponible [blessé], il doit de toute façon être payé… »
Interrogé, le président Kita se dit « surpris qu'un joueur acheté 3,5 millions, qui gagne 100 000 € par mois, qui a une voiture et un appartement de fonction ne se montre pas correct ». Et il ne compte pas se laisser faire. « En 2009, Gravgaard s'est fait opérer contre l'avis des médecins du club. Plusieurs docteurs l'ont ensuite jugé inapte, dont le nôtre qui a tous les diplômes requis. » Une séparation à l'amiable était-elle envisageable ? « Moi, je voulais, répond Kita. Mais il réclamait un million d'euros. C'était du chantage ! » Le joueur, de son côté, dit que Kita ne voulait pas entendre parler d'une rupture de contrat…