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Ligue des Champions: Real-Auxerre, exploit, mode d'emploi

Ligue des Champions: Real-Auxerre, exploit, mode d'emploi

FOOTD'anciennes gloires expliquent comment un club français doit s'y prendre pour battre le Real Madrid chez lui et accrocher la Ligue Europa...
B.V.

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«Ce sera mission impossible pour nous.» A entendre Anthony Le Tallec, milieu d’Auxerre, les hommes de Jean Fernandez se dirigent vers Santiago Bernabeu en victimes expiatoires. Et pourtant, si les Bourguignons veulent accrocher la troisième place de leur poule et être reversés en Ligue Europa, ils vont devoir gagner mercredi soir face à l’ogre Real Madrid, toutes ses stars et son stade empli d’histoire. Autant dire, espérer le miracle. Comme en 1998, lorsque le Lens d’Eric Sikora s’est imposé à Wembley (1-0) face à Arsenal. «Il faut absolument rester soi-même, conseille le capitaine Sang et Or de l’époque. On est allé là-bas comme si on préparait n’importe quel match, on a rien changé à notre tactique et joué notre jeu.»

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Un détachement certain qu’avait aussi connu Luc Sonor avant de faire exploser le Barça avec Metz (1-4), en 1984. «On s’est déplacé à Barcelone en touristes, se souvient-il. Notre entraîneur, Marcel Husson, a su nous décomplexer en nous laissant libres: pas de préparation, pas de tactique… La veille, on avait quartier libre dans la ville.» Résultat? «On était extrêmement détendus, sans pression. On s’est mis à penser à jouer au football plutôt que d’avoir peur de repartir avec une valise.»

«Sortir le match de sa vie et avoir un peu de chance»

Pour l’ancien Messin, persuadé que son équipe serait «rentrée en tremblant» sur la pelouse du Camp Nou si ce match avait été pris «trop au sérieux», tout réside dans la préparation psychologique du match. «Il faut donner confiance absolue aux joueurs, confirme Denis Renaud, entraîneur de Carquefou, petit poucet de la Coupe de France en 2008 et bourreau, notamment, de l’OM. Se servir de l’importance de l’évènement, jouer dessus. C’est un moment qui arrive une fois dans une vie! Plutôt que de glacer les joueurs, il faut que cela les mette en transe, qu’ils puissent jouer à 300% la petite chance qu’ils ont.»

Et si cela ne suffira certainement pas pour renverser Ronaldo et consorts, les Auxerrois peuvent aussi compter sur le brin de réussite qui fait la différence. «Il faut sortir le match de sa vie et avoir un peu de chance» note Sikora, qui n’a sans doute pas oublié que Mickael Debève était hors-jeu d’un mètre au moment de marquer le but salvateur. «Notre victoire, on l’a doit aussi beaucoup à la maladresse des joueurs de Barcelone», corrobore Sonor, avant de conclure sur une dernière recommandation: «L’AJA doit faire du jeu. Quitte à être ridicule. Autant qu’on se souvienne d’elle comme d’une équipe offensive. Bétonner, ça ne sert à rien!» A bon entendeur…