Paolo Maldini dégomme Yoann Gourcuff
FOOT•La légende italienne estime que le Breton «s’est trompé à 100%» au Milan...B.V.
On ne tire pas sur un homme blessé. Enfin, normalement. Avec son statut de légende vivante du football, Paolo Maldini sort de sa retraite pour allumer Yoann Gourcuff, ancien coéquipier à Milan et aujourd’hui meneur de jeu de Lyon, forfait pour le match face à Paris dimanche. L’ancien latéral gauche, à la retraite depuis deux saisons, explique que le Français est le seul responsable de son échec dans le club lombard. «Gourcuff, au Milan, s’est trompé à 100%, lance Maldini dans l’Equipe. De ce que j’ai vu, une bonne part des torts provient de lui. Son problème ici, c’était son comportement. Il ne s’est pas montré intelligent dans la manière de se gérer lui-même. C’est vraiment dommage parce que personne ne met en cause les qualités techniques de Yoann.»
«Au bout d’un moment, on ne s’occupait plus de lui»
Puis il ajoute, plus véhément que jamais. «Lorsqu’il jouait ici, il n’avait pas envie de se mettre à disposition du groupe. Le football est un sport collectif, à toi de te mettre au diapason des autres. Il ne s’est pas mis à l’italien tout de suite. La tactique, il ne voulait pas la travailler. Il n’était pas toujours à l’heure. Il s’est passé beaucoup de choses. Des choses qu’il n’est pas possible de raconter. Mais, lui, il sait très bien ce qu’il a fait.»
Intarissable sur le sujet, l’homme aux 126 sélections avec l’équipe d’Italie ne lâche pas le morceau. «Il disait “Ils m’en veulent tous parce qu’ils me filent des coups“. Mais ce n’est pas vrai du tout. Lors des petits matchs que l’on faisait, au lieu de faire une feinte et de passer le ballon, il en faisait quatre. C’est normal qu’à la troisième ou quatrième tu prennes un coup. Le foot est une école de la vie. Si tu joues de manière simple, tu es plus efficace pour l’équipe. Mais lui ne pensait pas ainsi. Et il en payait les conséquences.» Avant de conclure, lapidaire: «Quand il entrait en jeu, il ne se donnait pas à fond. S’il y avait une règle qui était instaurée, il la cassait. Au bout d’un moment, ce n’était plus notre problème. On ne s’occupait plus de lui.»


















