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Le président des Boulogne Boys: «Je ne suis pas responsable de la sécurité au Stade de France»
INTERVIEW•Pierre-Louis Dupont, président des Boulogne Boys, revient sur l’affaire de la banderole du PSG…Matthieu Goar avec P.K.
Alors que Michèle Alliot-Marie annonce un durcissement des sanctions contre les groupes de supporters, Pierre-Louis Dupont, président des Boulogne Boys, revient sur l’affaire de la banderole anti-ch'tis qui est apparue au Stade de France dans le virage tenu par son kop.
Que pensez-vous des annonces politiques sur un durcissement des interdictions de stade?
Ce ne sont que des effets d’annonce car les politiques veulent s’attaquer à un problème sans avoir une bonne connaissance du phénomène supporter. Ils prennent des décisions à la con dans l’urgence. Michèle Alliot-Marie veut dissoudre les groupes de supporters mais ceux qui ont affiché la banderole n’appartenaient pas à un groupe. Ils n’étaient pas non plus interdits de stade (IDS) à ce que je sache puisque les billets du Stade de France étaient nominatifs. Les IDS existent depuis 1994 et ce qui s’est passé le week-end dernier est la meilleure preuve de leur inefficacité. Les durcir ne changerait donc rien. On nous parle toujours de l’exemple anglais. La Premier League est nettoyée. Mais regardons ce qui se passe aujourd’hui autour des stades anglais et dans les divisions inférieures… Aujourd’hui, les Boulogne boys se retrouvent traînés dans la boue alors que cette banderole est le fait d’indépendants. Notre groupe représente seulement 600 à 700 personnes dans une tribune de 6.000 à 7.000 places…
Oui, mais vous étiez dans la tribune, vous savez forcément qui a affiché cette banderole. N’est-ce pas une certaine façon de l’avaliser?
Mais pas du tout! La banderole est arrivée morceau par morceau des rangs les plus reculés de la tribune. C’était au moins à trente mètres de moi. Je n’ai pas vu les responsables. Et c’est pareil pour tout mon groupe des Boulogne Boys. L’action a été coordonnée par des indépendants sur lesquels nous n’avons aucun pouvoir. De toute façon, il faut que la Ligue de football professionnel (LFP) prenne ses responsabilités. En tant que président des Boys, je ne suis quand même pas chargé d’assurer la sécurité des tribunes du Stade de France!
Mais alors que faire pour enrayer le phénomène de violence physique et verbale dans les tribunes?
Je pense bien sûr qu’il faut du répressif mais aussi du préventif… Les représentants de la Ligue ne viennent jamais nous voir au cours de la saison. Ils pourraient discuter avec nous pour avoir une meilleure expertise des kops.


















