Teddy Riner et Denis Masseglia lors d'une présentation de la candidature de Paris 2024 à la Philharmonie de Paris, le 17 février 2016.
Teddy Riner et Denis Masseglia lors d'une présentation de la candidature de Paris 2024 à la Philharmonie de Paris, le 17 février 2016. - ISA HARSIN/SIPA

A les entendre, ils ont frappé un grand coup. Les membres du comité de candidature de Paris pour les Jeux olympiques 2024 sont sortis très satisfaits de leur premier grand oral, mardi, à Doha. Devant un bon millier de représentants des comités olympiques nationaux et des fédérations internationales, dont une bonne trentaine d’électeurs du CIO, Tony Estanguet, Bernard Lapasset (coprésidents), Anne Hidalgo (maire de Paris), Teddy Riner et Denis Masseglia (président du CNOSF) ont utilisé à plein les 20 minutes allouées pour marquer les esprits.

« On a scoré sur notre dossier, assure ainsi Riner, la caution athlète olympique du projet. On a un seul village, des infrastructures connectées et compactes. Tout va se passer au cœur de la ville, pour les athlètes c’est super important. »

Passée après Los Angeles et Budapest, ses concurrentes, Paris a fait valoir ses arguments. Cette proximité, donc - 85 % des sportifs logés à moins de 30 minutes de leur site de compétition et 35 % à distance de marche -, mais aussi le fait que toutes les infrastructures ou presque sont déjà construites, l’idée de lieux dédiés à la famille et aux fans des athlètes pour célébrer leur succès, ainsi qu’un inédit dispositif de lien permanent avec les comités olympiques et les fédérations internationales.

« On a beaucoup d’atouts, et les premiers retours sont très positifs. On est ravis, se félicite Tony Estanguet. La vraie nouveauté pour nous, c’est que ça a du sens d’être candidat. J’ai l’impression qu’on passe un cap. » Après cette présentation qui contenait quatre discours et la diffusion et deux films (un sur l’aspect technique, l’autre sur l’attractivité de la ville de Paris), un mot en particulier est sans cesse revenu : authentique. C’était le fil rouge voulu pour faire la différence avec les deux villes rivales.

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« Notre engagement et notre unité ne sont pas feints, je crois que les gens le sentent, dit Anne Hidalgo. Le temps où on se raconte une histoire sur qui on est et ce qu’on va faire sans le faire est révolu. » La maire de Paris, d’origine espagnole, a effectué la moitié de son discours dans sa langue maternelle afin de montrer que dans cette « ville ouverte sur le monde », tous les destins sont possibles.

Pour connaître celui de la candidature, il faudra patienter jusqu’au 13 septembre prochain. D’ici là, un seul nouvel oral est prévu, en juillet, à Lausanne. « Elle sera encore plus importante, avec une phase de questions/réponses avec les membres du CIO », détaille Bernard Lapasset. Tout le monde espère voir les mêmes sourires que mardi en sortant de ce dernier rendez-vous.

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