Tout ce qu'il faut savoir sur le Gazélec Ajaccio maintenant qu'il est en Ligue 1
FOOTBALL•Un club atypique vient d'accéder à la Ligue 1...Antoine Maes
Voilà, ils y sont. Pour la première fois de leur histoire, les joueurs du Gazélec Ajaccio accèdent à la Ligue 1. Une grande première pour un club pas forcément calibré pour l’élite. C’est le moment de rattraper votre inculture et de partir à la découvert d’un club méconnu.
Le stade Mezzavia est bien homologué
Pas de syndrome Luzenac à redouter. Le Gazélec Ajaccio n’aura aucun problème de stade, puisque Mezzavia (officiellement, stade Ange-Casanova) est bien homologué par la LFP pour recevoir des rencontres de championnat. Même s’il ne peut accueillir pour le momment qu’un peut moins de 3000 spectateurs, et qu’on est évidemment loin des standards du Stade Vélodrome ou du Parc des Princes.
Sauf que l’enceinte appartiendra dès lundi au club, qui bénéficiait depuis quelques temps d’un bail amphythéotique. « Nous sommes vigilants et souhaitons dès que possible augmenter la capacité du stade à 5 000 spectateurs dans un premier temps. A moyen terme, nous devrions atteindre une capacité de 7000 spectateurs, c’est très faisable », explique Christophe Ettori, le directeur sportif du GFCA à Corse Net Infos.
Le budget s’annonce famélique
Déjà promu en Ligue 2 avec l’un des budgets les plus faibles, c’est peut dire que celui qui sera prévu en Ligue 1 s’annonce serré : 4,5 millions d’euros. Et l’an prochain ? Avec les retombées des droits télé - conditionnées à l’obtention de la Licence Club - le GFCA va évidemment monter en gamme. Selon L’Equipe, impossible de voir le Gazélec rivaliser avec le SC Bastia (22 millions d’euros), mais pourquoi pas avec l’AC Ajaccio (16 millions d’euros). Des sommes qui restent particulièrement modestes : c’est 40 fois mois que le budget d’un club comme le PSG…
Pour espérer survivre à l’élite, le club corse va donc continuer à miser sur des anciens joueurs en fin de carrière. Cette année, Jérémy Bréchet (ancien de l’OL), Grégory Pujol (Nantes) et David Ducourtioux (Valenciennes) étaient des hommes de base du 11 Corse.
L’histoire du club est atypique
Le parcours du club est plutôt récent : il a vu le jour en 1960, lors de la fusion entre le FC Ajaccio et la section football du club omnisport Gazélec Ajaccio. Pourquoi Gazélec ? Parce que l’origine du nouveau pensionnaire de Ligue 1 est celui d’un club de corpo, comme vous en croisez tous les dimanches sur les terrains de foot amateur. Il a été fondé par des agents EDF et GDF.
Quant au surnom du club, outre « Le Gaz », il fait lui aussi référence au passé d’amateur du club. Quel autre club de Ligue 1 peut se targuer de surnommer lui-même « Le Bistrot » ? Aucun. Au moment de la fondation du club, le siège de l’équipe est en effet un bar : « Le Claridge ». Si l'établissement s'appelle désormais « L'Esarc », il existe toujours et offre une petite terrasse sur le Cours Napoléon.



















