Pour Rafael Nadal, une femme capitaine de Coupe Davis, «c'est comme si j'étais directeur d'un hôpital»

TENNIS La nomination de Gala Leon ne passe toujours pas en Espagne...

Antoine Maes

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L'Espagnol Rafael Nadal à Indian Wells, le 18 mars 2015.

L'Espagnol Rafael Nadal à Indian Wells, le 18 mars 2015. — MATTHEW STOCKMAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Belle ambiance dans l'équipe espagnole de Coupe Davis. L'arrivée de l'ancienne joueuse Gale Leon comme capitaine de l'équipe, en septembre dernier, ne passe toujours pas. Et c'est la star du tennis ibérique, Rafael Nadal, qui en a remis une couche jeudi, dans des propos relayés par Marca. «La vérité, c'est que dans le sport, il faut des gens qui connaissent le sport, qui le comprennent. C'est comme si on me mettait directeur d'un hôpital. Je ne sais rien de la médecine, je ne sais pas comment ça fonctionne», explique le joueur, actuellement en lice au tournoi d'Indian Wells.

Une remarque qui n'a rien d'anodine: ces derniers jours, une partie des dirigeants du sport espagnol tente en effet de faire destituer Gala Leon. Le quotidien madrilène raconte que le Conseil supérieur du sport a envoyé un courrier à la fédération de tennis, réclamant les documents relatifs à l'élection de la capitaine. Selon la fédération «c'est un stratagème pour mettre dehors la première femme capitaine d'une sélection masculine de premier ordre, nomination qui a trouvé un écho jusqu'aux pages du prestigieux New York Times». Pour désamorcer la fronde, le patron de la fédé a même demandé une audience au Premier ministre, Mariano Rajoy. Rien que ça.