Tour de France 2015: Mur de Huy, Mûr-de-Bretagne, Montée Jalabert… Ces trois ascensions piège du parcours
CYCLISME•Elles vont pimenter la course...R.B.
Attention, ça va grimper. Si les Alpes seront particulièrement costauds et que les Pyrénées n’ont pas été escamotés, les coureurs du Tour de France 2015 devront aussi se frotter à des arrivées en côte moins longues mais susceptibles de creuser quelques écarts. Analyse de trois «raidards» de la prochaine Grande Boucle.
Mur de Huy, 6 juillet
C’est l’un des passages les plus ardus du continent, capable de clouer sur place un leader en méforme. Emprunté par la Flèche Wallonne, le célèbre Mur de Huy en Belgique accueille pour la première fois une arrivée du Tour de France. Un coup d’œil au palmarès de l’épreuve ardennaise permet de constater que s’imposer en haut du terrible mur est rarement donné au premier venu.
L’avis d’Alexandre Geniez, coureur de la FDJ.fr: «J’ai fait deux fois la Flèche Wallonne. La montée fait trois mètres de large. Si on arrive avec un peloton de 200 coureurs à 65 km/h, je ne peux pas croire que ça passe tout seul. On a un peu de faux-plat montant puis on arrive dans le vif du sujet. Il y a 900 mètres très raides. Il y aura des écarts entre les leaders ce jour-là, ça fonctionnera par élimination.»
Mûr-de-Bretagne, 11 juillet
Le Tour y est passé en 2011. Cette année-là, le futur vainqueur Cadel Evans s’était imposé au sommet de la côte bretonne devant Alberto Contador et Alexandre Vinokourov. Moins exigeante que le Mur de Huy, l’ascension peut permettre de gratter quelques secondes à un favori pas très en jambes.
L’avis de Bernard Hinault, quintuple vainqueur du Tour de France: «Ce n’est pas difficile difficile mais cette fois, les coureurs vont arriver presque à l’arrêt. Par rapport à 2011, le parcours a été modifié et le peloton ne sera plus lancé, ça va compliquer l’affaire. C’est un endroit où il ne faut pas avoir d’incident, de saut de chaîne ou de chute sinon on perd quelques secondes sur les autres leaders.»
Montée Laurent Jalabert (Mende), 18 juillet
Le 14 juillet 1995, Laurent Jalabert s’imposait au sommet de la côte de la Croix-Neuve. Rebaptisée en hommage à l’ancien coureur français, l’ascension fait son retour sur le tracé du Tour de France. Lors du dernier passage du peloton dans le coin en 2010, Joaquim Rodriguez s’était imposé devant Alberto Contador, collant dix secondes dans la vue au Maillot jaune Andy Schleck. En 2015, la côte est programmée entre le passage des Pyrénées et l’entrée dans les Alpes. Pas sérieux s’abstenir.
L’avis d’Alexandre Geniez: «Ce n’est pas très loin de chez moi (il est né à Rodez) donc je connais bien cette montée. C’est raide. Si je devais la comparer à une autre, c’est le mur de Huy en plus long et moins pentu. Il peut y avoir des attaques même si certains ne se découvriront pas entre les deux grands massifs. En s’y prenant bien, on peut à fait faire perdre du temps à l’un de ses adversaires pour le podium.»


















