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Toulouse: «Un peu nostalgique», Jonathan Zebina veut découvrir d’autres horizons

Toulouse: «Un peu nostalgique», Jonathan Zebina veut découvrir d’autres horizons

FOOTBALLEn fin de contrat avec le TFC, qu’il va quitter, le défenseur de 35 ans n’a pas du tout envie de raccrocher…
Nicolas Stival

Nicolas Stival

Le symbole aurait été beau. Jonathan Zebina a failli inscrire son premier but pour le TFC, à l’occasion de ses adieux au Stadium, samedi contre Valenciennes (3-1). Idéalement servi par Wissam Ben Yedder, le héros du soir, le capitaine des Violets a raté le cadre.

«J’étais tout près de marquer, mais ce n’est vraiment pas mon truc, souriait-il après coup. Cependant, mon expérience à Toulouse m’a rendu plus fort. Elle est positive, même si elle a été loin d’être parfaite. J’ai eu la chance de pouvoir évoluer dans un groupe jeune, qui reste sain.»

Le distingué arrière central de 35 ans (une sélection) manie l’euphémisme à merveille. Attendu comme le patron d’une équipe inexpérimentée lors de son arrivée de Brest, à l’été 2012, Zebina aura certes fait de bons matchs, mais aussi connu blessures, disgrâce et incompréhension. Comme lors du fameux épisode du penalty tiré et raté à Ajaccio (2-2), après avoir pris le ballon des mains de Ben Yedder.

«Il n’y a pas eu que de bons moments, mais ce sont ceux que je retiens»

Samedi, le groupe de supporters des Indians Tolosa a d’abord déployé une banderole peu charitable: «Merci pour tout Jo, les attaquants de L1 te regretteront». Puis, au cours de la rencontre, le Stadium a scandé le nom de son futur ex-capitaine, qui n’aura joué que 37 matchs de L1 en deux saisons. En résumé, l’ancien défenseur de l’AS Rome et de la Juventus Turin laisse des sentiments ambivalents à Toulouse.

«Il n’y a pas eu que de bons moments, mais ce sont ceux que je retiens, lâche-t-il. A Toulouse, je me suis fait des amis. Je ressens un peu de nostalgie.» Et maintenant? En fin de contrat, Zebina confesse «des pistes qui commencent à être intéressantes».

«J’espère avoir l’opportunité de jouer, de faire une belle aventure, développe-t-il. J’aimerais connaître quelque chose que je n’ai jamais connu dans un pays et un championnat où je n’ai jamais évolué.» A l’automne dernier, des rumeurs de départ dès le mercato d’hiver aux Etats-Unis avaient bruissé, sans suite.

«La France est une très forte probabilité», ajoute tout de même le défenseur. Ligue 1 ou autre, le message est clair, et martelé depuis des mois: la carrière du champion d’Italie 2001, avec la Roma de Fabio Capello, son mentor, n’est pas terminée.