- JACQUES DEMARTHON / AFP

«Au bout de cinq minutes, c’est insupportable.» Jacques, internaute de 61 ans, n’en peut plus. Pour regarder les Jeux de Sotchi, comme tout le monde, depuis samedi, il est devant France Télévisions, seul canal à retransmettre les épreuves, pour la bonne et simple raison que le groupe public est le seul à avoir acquis les droits de diffusion cette année. Et comme beaucoup de téléspectateurs, Jacques craque.

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«J’ai entendu Nelson Monfort sur le patinage de vitesse, j’ai suivi le biathlon, le saut à ski, égrène-t-il, comme une liste d’opérations à cœur ouvert. Il y a une limite à tout.» Depuis lundi, sa télévision est éteinte. Une décision radicale presque vécue comme une question de survie.

Saoulé par les «cris d’orfraie quand un Français passe de la 16e à la 15e place», quand Nelson Monfort explique que la «patinoire brille» -«pourtant je le vois, j’ai une bonne télé»-, quand Gérard Holtz «bave d’extase devant les millions de téléspectateurs», Jacques a «fini par laisser tomber». «En plus des trois personnes qui commentaient en même temps, je me suis mis à leur adresser des remarques qu’ils n’entendaient pas, raconte cet internaute. Il y en avait un de trop, c’était moi.»

«J'ai tenu trois jours, plus, ce serait du masochisme»

Couper le son, Jacques y a pensé, mais s’y refuse. «Autant lire le journal», évacue-t-il tout de suite. Autant sinon jouer à fond l’autopunition et, comme Bronski, regarder «le biathlon avec le son de France-Italie en rugby (diffusé samedi 8 février), également brillamment commenté sur France TV», non sans humour. Un internaute s'y est résolu, «ça repose les oreilles», écrit-il dans les commentaires, après «des heures ce déferlement de chauvinisme mal odorant». Même solution choc pour Léa, qui affirme sans sourciller avoir activé «le bouton "mute" de la télécommande». 

Le «joli petit postérieur» d’une patineuse allemande, détaillée par Philippe Candeloro, a achevé de décourager Christine. Elle suit maintenant les JO sur  le site internet de France TV, «où l’on peut se passer des commentaires». Coralie zappe, elle, sur les chaînes belges, Grégory sur la télévision suisse, et Rudolf, sur les canaux allemands. 

Pour Jacques, c’est rideau. «Si je tombe sur un article sur le Web, un reportage, peut-être que je regarderai», nous dit-il, assurant qu’il peut «vivre sans les JO. Mais là, j’ai tenu trois jours, plus, ce serait du masochisme.» 

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