Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Equipe de France: Ces joueurs qui ne sont jamais allés plus loin qu’une seule sélection

Equipe de France: Ces joueurs qui ne sont jamais allés plus loin qu’une seule sélection

FOOTBALL – Alors que Didier Deschamps annoncera jeudi la liste des joueurs qu’il emmènera en tournée en Amérique du Sud…
Antoine Maes

Antoine Maes

Comme à chaque fois que Didier Deschamps s’apprête à dévoiler une liste de joueurs retenus, les paris vont bon train. Y aura-t-il une surprise dans sa liste des 23 joueurs retenus pour la tournée en Amérique du Sud, du 1er au 10 juin? On parle de Lucas Digne ou de Clément Grenier. S’ils ont la chance de fêter une sélection, ils entreraient dans un cercle très fermé: celui des 237 joueurs français n’ayant porté qu’une seule fois le maillot bleu.

Car si on souhaite au Lillois et au Lyonnais d’empiler les capes, certains sont restés bloqués à un seul match en bleu. «Avec une seule sélection on se demande si on était une erreur de casting ou si on avait vraiment le niveau», explique l’ancien Bordelais Jean-Luc Dogon, dont la seule partie en bleu remonte à juillet 1993 et une victoire en amical contre la Russie (3-1). «Ce qu’il me reste? C’est un titre d’international. Il y a un côté prestige. Mais j’ai beaucoup plus de sélections avec les anciens de l’équipe de France qu’avec la vraie sélection», se marre Philippe Jeannol, dont la 1re sélection est aussi la première défaite française au Parc des Princes (contre l’URSS, en 1986).

«Un statut bâtard qui te laisse un goût d’inachevé»

L’ancien défenseur du PSG ne vit pas trop mal son statut d’étoile filante du maillot du coq. «Je me sens aussi international parce que j’ai joué dans toutes les équipes de France, espoir, B, A’… Mais pour moi, l’équipe de France, c’est surtout l’or olympique en 1984». Un cursus qui aurait dû lui valoir une vraie carrière internationale, «mais à mon poste, il y avait des joueurs comme Battiston, comme Bossis», rappelle celui qui est aujourd’hui consultant pour Canal +.

La concurrence, des choix de carrières hasardeux, des promesses non tenues… Les raisons ne manquent pas pour expliquer un compteur qui reste désespérément bloqué à une seule unité. Actuellement, certains sont encore en activité et espèrent bien une deuxième chance, comme Benoît Trémoulinas ou Clément Chantôme. Ils peuvent encore espérer éviter «ce statut bâtard qui te laisse un goût d’inachevé», comme l’appelle Jean-Luc Dogon, qui s’occupe aujourd’hui des U17 des Girondins de Bordeaux.

Quelques mois après ses débuts, Gérard Houiller le convoque une nouvelle fois, pour le sinistre France-Bulgarie de 1993. «A la base, je devais être remplaçant et David Ginola en tribune. Je me suis fait une déchirure derrière la cuisse et il est revenu. On s’est fait éliminer, Aimé (Jacquet) ne pas m’a pas repris derrière. J’ai eu le sentiment d’avoir été puni, qu’on me reprochait de ne pas avoir pris de risque.» De son parcours en sélection, il lui reste un maillot, dont il s’est servi pour décorer un fauteuil de son bureau, «et que je vois quasiment tous les jours». Une belle façon de s’asseoir sur sa carrière en équipe de France.