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France - Espagne: Victor Valdes, ce maillon faible essentiel

France - Espagne: Victor Valdes, ce maillon faible essentiel

FOOTBALLLe gardien remplaçant de Casillas devrait garder le but de l'Espagne contre les Bleus mardi soir...
Romain Scotto

Romain Scotto

Un aveu de Gérard Pique pour commencer. S’il pouvait prendre trois joueurs du Real Madrid et les intégrer à son équipe, le défenseur du Barça choisirait dans l’ordre: «Ramos, Pepe, Varane et… Casillas.» Même sur le ton de l’humour, il n’aurait donc pas de scrupules à se séparer de son actuel coéquipier, Victor Valdes, promu numéro 1 en sélection depuis la blessure à la main de «San Iker». Contre la France, mardi soir, c’est lui qui devrait s’ériger en dernier rempart de la Roja, à moins que Del Bosque ne fasse appel à ses suppléants, Reina ou De Gea.

Lors du match contre la Finlande (1-1) vendredi soir, Valdes n’est pas forcément incriminable sur l’égalisation finlandaise. Pourtant c’est bien avec lui que l’Espagne a concédé sa plus grande contre-performance en éliminatoires depuis sept ans. Rarement titularisé, l’homme aux onze sélections possède un joli CV, avec un titre de champion d’Europe et du monde sans avoir joué une minute dans les deux compétitions. A quelques boulettes près, Valdes était donc le parfait Lionel Charbonnier espagnol. Mais depuis plusieurs années, son cas divise en Espagne au regard de ses performances avec le Barça.

«Le meilleur au monde» pour Iniesta

La plus violente est signée Diego Maradona, il y a un an: «C'est vrai. Victor Valdes est nul! Mais avec les joueurs qu'il a autour de lui, il paraît bon.» En cause, ses trous d’air dans certains grands matchs et une triste spécialité: la relance au pied sur l’adversaire. «Mon parcours n'a pas toujours été facile, mais je ne vois pas cela non plus comme un combat, estime le gardien de 31 ans qui a décidé de son propre chef de quitter le Barça en fin de saison. J’ai subi les critiques, mais cela fait partie d’une route qui m’a conduit à des choses positives. Des titres notamment.»

Voilà pourquoi Lloris le considère comme un «grand gardien». «Le meilleur au monde», évoquait même Iniesta après avoir appris la nouvelle de son départ. En lui, ils voient sûrement cet homme de record, dont la cage est restée inviolée pendant 897 minutes toutes compétitions confondues il y a deux ans. Dans ses bons jours, le Catalan est aussi une référence dans les duels, habitué à faire déjouer les plus grands attaquants. Pour le remplacer, la presse espagnole évoque déjà les noms de De Gea, Ter Stegen, Guaita et Sketelenburg. Et un transfert à 20 millions d’euros. Le prix à payer pour un homme bien qui pourrait poser quelques soucis aux Bleus d’ici là.