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Le HBC Nantes, cette auberge espagnole

Le HBC Nantes, cette auberge espagnole

hand Les Ibériques sont de plus en plus nombreux en France, quatre sont au « H » cette saison
David Phelippeau

David Phelippeau

Pour éviter la gamberge, les handballeurs espagnols ont trouvé leur auberge : la France. Ils seront au nombre de neuf cette saison en LNH, dont six sont arrivés cet été. La plus forte colonie ibérique s'est installée au HBC Nantes. L'ailier gauche Valero Rivera a ouvert la voie il y a deux ans, rejoint en 2011 par le pivot Borja Fernandez. Cet été, Entrerrios et Maqueda ont complété la liste. « En Espagne, il y a une telle crise que c'est impossible de rester là-bas, commente Valero Rivera. Déjà, quand je suis parti, il y avait des soucis. Mais ce n'était pas à ce point-là ! » Les retards de paiement sont monnaie courante dans le championnat espagnol, réputé pour être l'un des plus forts avec celui d'Allemagne. L'international Jorge Maqueda attend toujours « cinq mois de salaire » de la part de son ancien club, Saragosse. « J'ai eu le même problème à Alcobendas avant, explique Maqueda. Je suis très inquiet pour le handball espagnol… » Le sélectionneur espagnol Valero Rivera, qui n'est autre que le père de l'ailier nantais, prédit un exode encore massif des Espagnols à l'étranger. « Dans les prochaines années, il y en aura encore d'autres. La situation est très compliquée mais elle l'est dans d'autres sports. » Seul le football – « qui génère plus d'argent et de public », selon Maqueda – échappe à cette crise. Le sélectionneur, à l'initiative de l'arrivée des deux derniers Espagnols à Nantes, ne verse pourtant pas dans le pessimisme. « Ce n'est pas un problème que les Espagnols partent. Cela nous est même profitable, car la France gagne tout. Le championnat français est plus fort que celui d'Espagne. » Si on caricature, la crise aurait presque du bon.