Après les polémiques, Mark Zuckerberg élargit l'initiative Internet.org

WEB Le portail qui offre un accès gratuit à Internet dans certains pays s'ouvre aux développeurs...

P.B.

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Une carte du monde des connexions Facebook

Une carte du monde des connexions Facebook — FACEBOOK

Mark Zuckerberg contre-attaque. Accusée de violer la neutralité du net, l'initiative Internet.org a élargi son accès à tous les développeurs, lundi, à condition qu'ils respectent des strictes contraintes afin de pouvoir être inclus dans un portail offrant un accès à Internet gratuit dans certains pays en développement.

«La neutralité du net ne devrait pas empêcher l'accès (à la Toile). Nous avons besoin des deux. Notre vision est de donner aux gens davantage d'accès à des services gratuits au fil du temps», mais «ce n'est pas soutenable d'offrir tout internet gratuitement», a-t-il prévenu. «Aucun opérateur (télécoms) ne pourrait se le permettre».

Sur le même principe que le WAP

Internet.org, pour faire simple, fonctionne un peu comme le WAP en France lors des débuts de l'Internet mobile en 1999. Certains sites optimisés pour le bas-débit sont proposés via un portail central. Dans le cas de ce projet, Facebook et sept opérateurs télécoms se sont alliés pour offrir l'accès gratuitement dans certains pays d'Afrique et d'Asie.

Mais en ne sélectionnant qu'une trentaine de sites (comme Facebook, Wikipédia ou la BBC), Zuckerberg crée une sorte d'Internet de seconde zone pour les pauvres, accuse ses détracteurs. En Inde, plusieurs partenaires se sont même retirés de l'initiative mi-avril.

Des connexions non cryptées

Si l'ouverture à un plus grand nombre devrait faire taire certaines critiques, d'autres persistent. Au final, ce sont les opérateurs téléphoniques qui décident quels services ils offrent (inclure Facebook n'est pas obligatoire). Mais, les connexions, à cause de contraintes techniques, ne sont pas sécurisées par le cryptage et peuvent donc être espionnées par Facebook ou des gouvernements.

Mark Zuckerberg précise cependant que cela devrait changer d'ici juin, et il rappelle que les données sont soumises à la charte d'utilisation de Facebook. Ce qui ne rassurera personne.

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