« La génération SMS communique avec le pouce »
Il est récurrent de génération en génération. L’un des premiers signes de l’adolescence, chez soi, est lorsque votre jeune garçon devient le technicien numérique, celui qui connaît tout© 20 minutes
L’attrait des juniors pour les nouvelles technologies est- il récent ? Il est récurrent de génération en génération. L’un des premiers signes de l’adolescence, chez soi, est lorsque votre jeune garçon devient le technicien numérique, celui qui connaît tout. Il y a quelques années, c’était déjà lui qui expliquait comment programmer le magnétoscope. Aujourd’hui, il installe le lecteur DVD ou connecte l’appareil photo numérique avec le PC.C’est un des signes qui fait comprendre que les nouvelles technologies n’ont plus de secret pour lui, qu’il est l’un des plus adaptés pour initier ses aînés. Les filles manifestent- elles le même intérêt ? Le garçon sera davantage attiré par l’innovation, l’aspect technique et la nouveauté. La fille attache plus d’importance à l’apparence : elle va plutôt faire partie de ceux qui « habillent » leur portable. Le « paraître » influe- t- il leurs achats ? Pour un ado, il n’est pas normal de ne pas avoir de portable qui sonne souvent, synonyme auprès de son entourage qu’il est populaire et apprécié. C’est la génération SMS, celle qui communique avec le pouce.Un peu plus âgés, il leur faut un baladeur MP3 contenant leur sélection de chansons téléchargées sur les sites préconisés par les copains. Quels sont les équipements préférés ? A l’âge de 11- 12 ans, tous ont une chaîne hi- fi. A 14 ans, 53 % d’entre eux possèdent un ordinateur. La tranche qui débute à 17 ans est équipée à 90 % de téléphones mobiles, un âge où l’on convoite les photophones, mais aussi les baladeurs numériques. Tous les ados rêvent d’appareil photo numérique. On est de plus en plus dans un monde d’images, un univers dans lequel de nombreux métiers devraient se développer.Pas forcément pour créer des jeux vidéo, davantage pour influer sur les images en tant que telles, inventer des arts appliqués… Jusqu’où le prix sera- t- il un frein à l’acte d’achat ? Les ados ont une particularité : ils ne sont pas si rapides que cela à l’achat. Avant de passer à l’acte, ils prennent en compte de nombreux critères, qui peuvent d’ailleurs être contradictoires : « Je veux un super prix et une grande marque, un design travaillé mais un objet pas encombrant. » Pour faire cette synthèse, les jeunes prennent le temps de faire le tour des points de vente, de visiter les sites Internet… Et au final, qui paie de l’ado ou de ses parents ? Les deux. L’ado sait parvenir à ses fins. C’est « la stratégie de l’usure » . Il réussira par exemple à se faire acheter un téléphone en négociant sa participation au règlement des factures. Propos recueillis par Christophe Séfrin


















