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Mélania Trump en Une du Vanity Fair mexicain: «honteux»pour les internautes

La couverture mexicaine de «Vanity Fair» avec Mélania Trump passe mal sur les réseaux sociaux

ETATS-UNISAu lendemain des déclarations de Donald Trump sur le projet de construction du mur à la frontière mexicaine, la couverture est la cible de nombreuses critiques…
Hélène Sergent

H.S. avec AFP

C’est ce qui s’appelle une erreur de timing. En pleine crise diplomatique entre Washington et Mexico, l’édition mexicaine du magazine Vanity Fair a mis en une Melania Trump, la femme du président américain, sur le point de déguster des diamants, s’attirant critiques et quolibets sur internet.

Melania Trump, 46 ans, y apparaît toute vêtue de blanc, tirée à quatre épingles et souriante, attablée devant une assiette de bijoux dont elle enroule un collier sur une fourchette comme des spaghettis.

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Le choix de la version mexicaine de la revue américaine de mettre Mme Trump en couverture au moment où son mari entend construire un mur à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique pour endiguer l’arrivée de migrants illégaux a été mal accueilli. « Merci @VanityFairMX de mettre Melania Trump en une. Grand exemple de sensibilité, d’empathie, de patriotisme et d’intelligence éditoriale », s’est moquée Denise Dresser, politologue et éditorialiste du journal mexicain Reforma, sur Twitter.

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D’autres internautes ont jugé ce choix « humiliant » et « de mauvais goût » au moment où Donald Trump ne cesse d’adresser critiques et menaces au Mexique. « Non, il ne s’agit pas d’une histoire d’adulation », s’est défendu Vanity Fair Mexique sur son compte Twitter.

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Dans son reportage, Vanity Fair présente la troisième épouse de Donald Trump et ancien mannequin comme « timide, belle et prévenante ». Certains internautes américains ont également souligné l’ironie dans le choix du titre. En décembre dernier, l’actuel président des Etats-Unis avait attaqué la version US du mensuel après une critique de son restaurant, le « Trump Grill », dans les colonnes du magazine.

« Quelqu’un a-t-il vu les mauvais chiffres de ventes de Vanity Fair ? Forte baisse, gros soucis, mort ! Graydon Carter [le directeur de la publication du magazine], aucun talent, va se faire sortir ! » avait-il écrit.

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Vanity Fair Mexique, lancé en avril 2015, avait déjà créé la polémique en mettant en avant l’actrice Angelica Rivera, femme du président mexicain Enrique Peña Nieto, à l’origine d’un scandale. Elle avait acquis une luxueuse demeure évaluée à plusieurs millions de dollars auprès d’une entreprise bénéficiaire de contrats publics.