Un téléphone fixe. 
Un téléphone fixe.  - SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

L’opérateur historique Orange vient officiellement d’annoncer aux autres opérateurs et à l’Autorité des télécoms (Arcep) son intention d’arrêter progressivement le réseau téléphonique commuté (RTC), soit le réseau « des services de téléphonie traditionnelle analogique et numérique ».

Des commutateurs, obsolètes et gourmands en électricité

Selon l’Arcep, l’Hexagone compte encore 12,9 millions de lignes se servant de « ce plus vieux réseau téléphonique de France » et Orange, en continuant son programme de modernisation de ses réseaux et sa bascule vers le tout-IP (technologie numérique qui s’affranchit des techniques traditionnelles de commutation), sonne donc la fin du téléphone fixe.

Selon l’opérateur, le RTC, joli gouffre économique, devient de plus en plus difficile à entretenir. Les commutateurs, obsolètes et gourmands en électricité, datent pour certains des années 1970. Prendre soin de ce réseau relèvera donc bientôt du travail d’orfèvre, sachant que les techniciens qui maîtrisent ces outils sont plutôt proches de la retraite. « Former des jeunes de 20 ans à une technologie sans avenir n’a aucun sens », lance un expert du secteur, cité par Le Figaro.

« Impossible de maintenir un mille-feuille technologique »

Conscient qu’il n’est, selon son directeur général Benoît Loutrel, « pas possible de maintenir un mille-feuille technologique », l’Arcep a fait savoir qu’elle surveillerait de près cette transition technologique. Le gendarme des télécoms a ainsi imposé à Orange « d’informer au moins 5 ans à l’avance de l’arrêt technique du RTC sur une quelconque partie du territoire ». Et une adresse dédiée a été créée pour les associations de consommateurs, collectivités ou professionnels inquiets de l’avancement du projet : RTC@arcep.fr.

Reste qu’au quatrième trimestre 2018, l’installation d’une ligne RTC ne sera plus possible. Et à partir de 2021, le service sera progressivement arrêté, avec un calendrier différent selon les régions, croit savoir Le Figaro. A noter qu’Orange a précisé que l’arrêt ne concerne pas le réseau d’accès en cuivre, support des services d’accès à internet à haut débit et de téléphonie sur IP.

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