Un protoype de Google Car dévoilé par Google le 22 décembre 2014.
Un protoype de Google Car dévoilé par Google le 22 décembre 2014. - GOOGLE

Pointé du doigt dans le rapport 2015 du Département californien des immatriculations, publié ce mardi, Google a affirmé, ce mardi, que ces voitures sans chauffeur n’étaient bel et bien pas encore totalement autonomes. « Nous avons fait beaucoup d’améliorations. Mais ce n’est pas encore tout à fait prêt », a même concédé Chris Urmson, qui dirige le projet Google Car.

272 incidents légers ou défaillances

Les statistiques publiés en début de semaine sont accablants. Ils révèlent que lors de tests menés dès septembre 2014 sur 49 voitures, et sur plus de 680.000 kilomètres de routes californiennes (Etats-Unis), une intervention humaine s'est avérée nécessaire à 341 reprises. Et alors que le conducteur reprenait le contrôle de la voiture futuriste, ce dernier aurait même permis d’éviter jusqu'à 13 collisions. Ces mêmes 13 incidents recensés en 2015 par Google.

Selon le département des immatriculations californien, en charge de faire évoluer la législation en prévision de l’arrivée des voitures autonomes, Google aurait également répertorié « 272 incidents légers ou défaillances du système de pilotage autonome ». Les problèmes rencontrés ? La gestion de la lumière dans le trafic routier, une impossibilité à anticiper tout arrêt avant un passage piéton, entre autres infractions au code de la route.

Un recours à un conducteur humain sous-estimé ?

Sans oublier un taux potentiel de collision qui « n’est pas terriblement haut » mais qu’il ne faudrait « pas négliger », note Bryant Walker Smith, professeur à l’université de Caroline du Sud (Etats-Unis), suivant de près le développement de ces voitures 2.0.

A l’heure où la Google Car commence à mordre l’asphalte, John Simpson, fervent détracteur de la firme de Mountain View cité par CTV News, affirme, lui, que Google « sous-estime le recours indispensable à un conducteur humain pour reprendre le contrôle de cette voiture-robot ». De son côté, le géant américain assure qu’une intervention humaine ne sera plus nécessaire une fois que la Google Car sera commercialisée à l’adresse du grand public.

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