Une partie de «Candy Crush», jeu social très populaire sur Facebook et sur mobile.
Une partie de «Candy Crush», jeu social très populaire sur Facebook et sur mobile. - CAPTURE D'ECRAN/20MINUTES.FR
Anaëlle Grondin

Vous avez forcément déjà vu quelqu’un jouer à «Candy Crush». Dans les transports, dans la rue, au restaurant, au bureau, n’importe où. Le jeu, d’abord lancé sur Facebook, où il compte plus de 32 millions de fans, puis sur Android et iOS, connaît un succès étonnant. Non seulement il fait partie des applications les plus téléchargées sur mobile et compte plus de 15 millions de joueurs actifs au quotidien sur le réseau social, mais «Candy Crush» rend ses joueurs accros.

Et la France n’échappe pas au phénomène. Le Web regorge de témoignages comme celui-ci, posté sur un forum du site jeuxvideo.com : «“Candy Crush” tue ma vie sociale (…) Cela fait aujourd'hui cinq mois que je joue non-stop à ce jeu Facebook. J'ai des vies illimitées avec l’argent que je mets dedans, ma bourse scolaire y passe (pour m'aider à débloquer les niveaux), je dépense pas moins de 150 euros par mois rien que pour ça.» Sur son blog, un autre internaute, qui lui travaille sur le Web, raconte comment cette «application parfaite pour se détendre» a fini par devenir «obsédante». «J’ai passé presque une semaine sur un seul niveau», précise-t-il. Mais cela va plus loin que ça: «Maintenant, c’est toute la famille qui joue. Dimanche dernier, on avait l’air malin dans le RER chacun sur son iPhone à jouer et à crier “Sugar Crush!” On a failli rater notre station.» Là encore, il est loin d’être le seul.

Twitter regorge également d’anecdotes sur l’«emprise» de «Candy Crush»:

Ce type de jeu, dans lequel il faut aligner au moins trois éléments du même type et de la même couleur pour les faire disparaître de l’écran, est loin d’être nouveau. Candy Crush s’inspire énormément de «Bejeweled», apparu sur Internet… en 2001. Et d’autres «copies» ont également fait leur apparition depuis, comme «Diamond Dash».

Alors pourquoi un tel engouement? Surtout qu’à première vue, «Candy Crush» paraît enfantin et simpliste niveau graphismes. «C'est drôle de voir l'évolution de ses amis, de réussir à leur passer devant et te faire griller parce que tu restes coincé 42 jours sur le même niveau. J'ai plusieurs copains qui ont fini le jeu et j'ai juste envie d'y arriver aussi», nous répond Charlotte, 37 ans. «Le côté addictif, c’est comme tous les jeux de ce style: t’as envie d’avancer le plus possible (peut-être aussi pour devancer tes amis si tu es un peu compétiteur dans l’âme), tu as envie de finir le plus de niveaux possible», renchérit Bérénice, 30 ans. De son côté, Julien, 29 ans, dont la petite amie est accro au jeu, commente: «Au fond, c'est juste le Tetris du 21e siècle, mignon, bien fichu, avec un challenge progressif et un aspect social majeur basé tant sur la compétition que la collaboration».

Le côté addictif de «Candy Crush» a inspiré une fausse bande-annonce pour un film que vous ne verrez jamais en salle (ce qui n’est pas plus mal). On y découvre un internaute complètement fou du jeu et loin de le prendre à la légère. La vidéo, hilarante, a été visionnée plus de 3,8 millions de fois sur YouTube. Certains pourraient bien se reconnaître dans le rôle principal…

>> Et vous, jouez-vous à «Candy Crush»? Si oui, expliquez-nous ce qui vous plaît tant dans ce jeu dans les commentaires ci-dessous.