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Les carrières dans la restauration rapide vont-elles mettre les étudiants sur le carreau ?
restauration rapide, carrière longue•En collaboration avec le réseau des écoles de la deuxième chance, KFC initie les jeunes en décrochage au métier d’équipier polyvalentYoussef Zein
L'essentiel
- KFC généralise un parcours de formation de 4 mois en partenariat avec les Écoles de la deuxième chance pour attirer et fidéliser des candidats dans la restauration rapide, tout en favorisant l’insertion professionnelle des jeunes.
- Le programme comprend trois volets : l’acquisition de compétences, une partie en entreprise suivie d’un accompagnement individualisé pour la suite de leur carrière.
- Cette initiative ne vise pas à remplacer les emplois étudiants mais à les compléter et contrer la pénurie dans le secteur de la restauration.
Le monde du fast-food investit sur le long terme. En partenariat avec le réseau des Ecoles de la deuxième chance (E2C), KFC généralise son parcours spécialisé « carrières de la restauration rapide » d’une durée de 4 mois, avec un CDI à la clé.
Des milliers d'offres d'emploi en un clicLancé il y a deux ans, le projet tente de faire d’une pierre deux coups. En plus de contribuer à l’insertion professionnelle des publics décrocheurs, la chaîne souhaite attirer et fidéliser des profils, une gageure dans la restauration : « Nous avons lancé ce partenariat pour répondre à la pénurie de main-d’œuvre, mais aussi pour offrir une vraie opportunité d’intégration à ces jeunes en E2C », confirme Malaurie Forets, DRH chez KFC France. Pendant leur cursus, les élèves vont apprendre les bases du métier : de la préparation des commandes à la relation client.
A ce propos, Cyrille Cohas-Bogey, directeur général du réseau des Écoles de la 2e Chance, déclare : « Pour accompagner ces profils vers de l’emploi durable, nous avons conçu un triptyque. Dans un premier temps, les apprenants vont faire de l’acquisition de compétences pour faciliter l’identification du projet professionnel. Ensuite, ils auront tout un volet expérience en entreprise. Enfin, on les accompagne individuellement pour les guider au mieux dans leur parcours. »
Les étudiants restent bienvenus
Pour l’heure, les fast-foods sont un des premiers recruteurs d’étudiants dans le pays. Mais la « carriérisation » du métier et l’arrivée de ce cursus, lancé en 2022 - puis renouvelé et généralisé cette année –, risquent-elles de couper les étudiants du secteur ? Pas pour la DRH de KFC France : « Ce n’est pas l’objectif. Nous sommes fiers de donner du travail étudiant et alimentaire, et on veut continuer de pouvoir le faire. »
Rachida Soussi, rédactrice en chef adjointe de Studyrama, observe cette volonté de créer du lien sur l’ensemble des secteurs en tension : « Depuis le Covid, la restauration ou encore l’hôtellerie cherchent à capter des candidats en mettant en avant des opportunités de formation et de stabilité. Pour autant, il n’y a pas de choix à faire entre les étudiants et ces salariés qui restent sur le long terme. » Hugo, 23 ans et actuellement en stage chez KFC dans le cadre du partenariat avec les E2C, témoigne un moment de cette complémentarité en cuisine avec ses collègues en job étudiant : « Ils avaient plus d’expérience que moi. Quand un manager n’était pas disponible, ils n’ont pas hésité à me donner des conseils. » Comme les boulots alimentaires, l’école de la solidarité a encore de beaux jours devant elles.


















