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« 2 Minutes Max », la start-up qui révolutionne le recrutement vidéo

« 2 Minutes Max », la start-up d’un père et de sa fille qui révolutionne le recrutement vidéo

EmploiAvec sa fille Juliette, Nicolas Bernard a créé « 2 Minutes Max ». Cette start-up lyonnaise remplace la lettre de motivation par une vidéo de deux minutes
Mathilde Fulleringer-Roy

Mathilde Fulleringer-Roy

L'essentiel

  • Nicolas et Juliette Bernard ont créé « 2 Minutes Max », une start-up qui remplace la lettre de motivation par une vidéo de deux minutes pour simplifier le processus de recrutement.
  • L’idée est née de l’expérience personnelle de Juliette et vise à donner une chance à des profils diversifiés, comme l’explique Nicolas, son père : « On veut donner une chance à des profils que les entreprises n’auraient pas forcément recrutés en se basant uniquement sur leur CV. »
  • La start-up lyonnaise connaît un succès prometteur avec plus de 120 recruteurs utilisant déjà la plateforme, des partenariats avec des écoles, et une ambition internationale, bien que Nicolas « vise la rentabilité pour courant 2025 ».

Fini les lettres de motivations écrites avec ChatGPT. C’est la promesse de « 2 Minutes Max ». Crée par Nicolas et Juliette Bernard, duo père-fille lyonnais, cette start-up entend réinventer le processus de recrutement. Leur idée ? Remplacer la lettre de motivation par une vidéo de deux minutes. Simple, efficace et gratuit pour les candidats, ce concept séduit déjà recruteurs et étudiants. « On est les seuls à proposer un tel service », se félicite Nicolas.

Sur le site « 2 Minutes Max », les candidats se créent un compte gratuitement, enregistrent leur vidéo, la valident, puis génèrent un QR code ou un lien URL à partager avec les recruteurs. Les entreprises peuvent consulter les vidéos gratuitement une première fois. Si elles souhaitent utiliser le service de manière régulière, elles s’abonnent pour 29 euros par mois.

Renforcer par un ami

L’aventure commence en novembre 2023, lorsque Juliette, fraîchement bachelière et étudiante en ressources humaines, cherche un stage. Débordée par les lettres de motivation classiques, elle décide, avec son père Nicolas, d’envoyer une vidéo courte à un contact du réseau familial. Résultat ? Stage décroché.

« On s’est dit que ça pouvait marcher pour tout le monde », explique Nicolas. Après s’être assuré que le concept n’existait pas déjà « car l’idée me semblait évidente ». Il décide alors de lancer le projet avec sa fille. « J’ai toujours eu l’âme entrepreneuriale. J’attendais une idée qui ait une réelle utilité, et quand elle est tombée, je me suis lancé », conclut-il.

Pour Juliette, cette opportunité lui est « tombée dessus ». « On a développé l’idée pour un cours de gestion de projet, et elle a pris rapidement de l’ampleur », se rappelle-t-elle. L'étudiante en licence professionnelle en alternance jongle entre ses études, son rôle au sein de la start-up et ses projets personnels. A terme, elle prévoit de « continuer dans les ressources humaines tout en gardant 2 Minutes Max à côté ». De son côté, son père, ancien manager en marketing, consacre tout son temps à la start-up, accompagné d’un troisième associé, Rémy, un ami, qui supervise le développement technique.

120 recruteurs conquis

Travailler en famille n’est pas toujours évident, mais Nicolas et Juliette ont trouvé leur équilibre. « On a mis des barrières pour éviter que le côté familial déborde sur le travail. Mais, parfois, on va sur des salons étudiants les week-ends, on travaille dessus le dimanche », confie la jeune femme. Et le travail porte ses fruits puisque aujourd’hui, plus de 120 recruteurs et plus de 2.000 candidats utilisent déjà la plateforme. Leur réseau s’étend rapidement grâce à des collaborations avec sept écoles comme l’EM Lyon, le Carrel et le campus La Favorite, école dans laquelle a étudié Juliette.

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Pour lui, l’objectif est clair : « Donner une chance à des profils que les entreprises n’auraient pas forcément recrutés en se basant uniquement sur leur CV et étendre l’application à l’international » dans les prochains mois. Pour le moment, 2 Minutes Max compte une personne en alternance dans la communication et deux stagiaires en événementiel. La start-up ne dégage pas encore de bénéfice mais Nicolas se montre optimiste et « vise la rentabilité pour courant 2025 ».