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Comment ne plus être ghosté par les recruteurs ?

Comment ne plus être ghosté par les recruteurs ? On leur a posé la question

ghostingDes candidats se plaignent de ne plus avoir de nouvelles des entreprises en plein milieu du processus de recrutement
Youssef Zein

Youssef Zein

L'essentiel

  • Le phénomène de ghosting a explosé sur le marché du travail depuis la crise du Covid, avec une majorité de recruteurs qui avouent avoir déjà « ghosté » des candidats.
  • Il ne faut pas pour autant désespérer. Les recruteurs n’excluent pas toujours volontairement les candidats et il est toujours bon de relancer la conversation en cas de silence.
  • Face au ghosting, recruteurs et candidats doivent collaborer. Il faut savoir relancer les recruteurs et ne pas hésiter à les recontacter, même en cas d’absence de réponse.

Les fantômes ont pris d’assaut le marché du travail. Depuis la crise liée au Covid-19, les recruteurs développent la facheuse tendance au ghosting des candidats. Une fois le processus de recrutement démarré, les entreprises finissent par ne plus donner signe de vie et laissent leur interlocuteur sans réponse. Dans un sondage datant de janvier 2024, la plateforme de recrutement en ligne révèle que 57 % des recruteurs interrogés ont déjà ghosté un candidat et 47 % d’entre eux confessent ne pas avoir répondu à plusieurs reprises à ce même candidat. Dans nos lignes, vous pouviez lire une multitude de témoignages en ce sens en juin dernier.

Pour Loïc Hug, du cabinet de recrutement Rhapsody, ce phénomène est lié à la tension globale du marché du travail : « La conjoncture rend les candidats assez volatiles. Aussi, la multiplicité des outils de recrutement surcharge les recruteurs et provoque ce phénomène et entraine du ghosting, volontaire ou pas. » Mais il ne faut pas désespérer. Même mis sur la touche, votre dossier n’est pas pour autant enterré.

L'art de la relance

Les recruteurs ne nient pas l’existence du phénomène, mais y excluent une volonté d’écarter les candidats : « Ce n’est pas de la volonté des recruteurs. Si la situation se présente, il ne faut pas hésiter à relancer la conversation. On ne pense pas toujours à recontacter les candidat », explique Barbara Azevedo du cabinet Dynamis RH. Néanmoins, Loïc Hug maintient qu’il est toujours plus appréciable de laisser un message au candidat, même en cas de refus : « Même automatique, c’est un gage de respect envers le candidat qui lui permet d’aller de l’avant. »

Sur le sujet du ghosting, les deux parties se renvoient la balle. Car si la tendance est observée auprès des recruteurs, elle l’est aussi du côté des candidats. En mai 2024, le site de conseil en stratégie Consultor faisait part du phénomène, notamment dans le conseil : « On observe plus souvent des candidats qui nous ghostent, que l’inverse », appuie Pierre-Gilles Bouquet du cabinet de recrutement Voluntae.

Un travail d'équipe

Sur ce coup, les deux entités se doivent de jouer main dans la main : « C’est un travail d’équipe. Des deux côtés, il faut mettre du sien », ajoute Barbara Azevedo. Dans le processus de recrutement, mieux vaut – raisonnablement – savoir ranger la fierté au placard. Et d'après Loïc Hug, pour relancer de la meilleure des façons un recruteur fuyant est le mail, « deux ou trois jours après l'entretien. C'est une bonne façon de ne pas être trop dérangeant et de rappeler sa candidature. ça vaut aussi le coup d'envoyer un mail en sortie d'entretien pour immédiatement manifester son intérêt pour le poste ».

Si un job vous vend du rêve, ne vous laissez pas décourager par les messages sans réponse et n’hésitez pas à recontacter ce recruteur récalcitrant. Si la réponse ne pointe toujours pas le bout de son nez, passez à autre chose et ne continuez pas à chasser les fantômes.