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Afterworks, sorties familiales… Les hippodromes parient sur leur avenir
a dada sur mon bidet

DJ set, balades à poney, défilés urbains… Les hippodromes font un pari pour attirer de nouveaux publics

Longtemps considérés comme des repères d’aristocrates chapeautés, les hippodromes proposent désormais une programmation pour séduire un public plus large
Claire Frayssinet

Claire Frayssinet

L'essentiel

  • L’événement « Des chevaux dans la ville », dont 20 Minutes est partenaire, propose pendant deux jours de s’initier à l’univers des courses hippiques sur la place de la Concorde à Paris.
  • L’association France Galop met en place depuis plusieurs années diverses stratégies pour démocratiser l’univers hippique, notamment « L’hippodrome en famille » le dimanche, les « Jeuxdi » pour attirer les jeunes actifs, et une politique tarifaire accessible.
  • Les paris hippiques étant fortement concurrencés par les paris sportifs, les hippodromes imaginent de nouvelles façons d’attirer le public.

Ça vous dirait un p’tit tour de manège ? Vendredi 5 et samedi 6 septembre, la place de la Concorde à Paris, se transforme en rond de présentation d’étalons à l’occasion de l’événement gratuit « Des chevaux dans la ville » organisé par France Galop, l’association qui gère les principaux hippodromes français. A cette occasion, les visiteurs pourront donner à manger des carottes aux chevaux, assister à des conférences sur l’univers hippique ou encore découvrir un spectacle de Mario Luraschi, le dresseur star des chevaux pour le cinéma. L’objectif de cette gigantesque opération de communication ? « Remettre les courses dans le cœur des Français en allant à leur rencontre là où ils sont, c’est-à-dire dans Paris, avec un événement familial » explique Elie Hennau, directeur général de France Galop précisant avoir été « inspiré par le succès des Jeux olympiques de Paris ».

Il faut dire que la société qui gère l’organisation de courses prestigieuses comme le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe à Longchamp ou encore le Prix de Diane Longines à Chantilly met le paquet depuis plusieurs années pour démocratiser l’univers des courses hippiques. Et ce dès le plus jeune âge avec « L’hippodrome en famille » qui, chaque dimanche entre mars et novembre, propose des activités pour enfants (tour à poney, château gonflable…) entre deux courses. En 2024, l’opération a attiré 61.600 spectateurs dont 10.000 enfants. « On essaie de créer l’événement avant, pendant et après nos réunions. On souhaite avoir une approche théâtralisée et spectacularisées des courses » poursuit Elie Hennau.

Un pari sur l’avenir

Une approche déclinée pour attirer des étudiants et jeunes actifs grâce aux « Jeuxdi », des afterworks à l’hippodrome de Longchamp avec DJ set et apéro à siroter entre deux courses… et quelques paris. Même si « l’enjeu n’est pas là » rappelle le DG de France Galop, « puisque le chiffre d’affaires des paris à l’hippodrome les jours de courses ne représente que 1% du total des paris dans l’ensemble des 14.000 points de vente du PMU ». Il n’empêche que « 21% des participants aux "Jeuxdi" pariaient pour la première fois aux courses ». Un premier pas pour fidéliser de nouveaux joueurs. Et pas seulement de jeunes étudiants en école de commerce de l’Ouest parisien. Elie Hennau insiste : « On a une politique tarifaire très accessible. On peut ressentir l’énergie communicative de la course avec un pari à 2 euros. Et certains de nos événements ont un prix d’appel à 5 ou 10 euros ».

Les réseaux sociaux jouent aussi un rôle important dans cette stratégie de communication. Si les « Jeuxdi » bénéficient d’une belle exposition sur TikTok et Instagram avec plusieurs centaines de milliers de vues, c’est le Prix de Diane Longines qui mobilise le plus les influenceurs grâce notamment à son concours d’élégance où les tenues et chapeaux rivalisent en couleurs et motifs avec les casaques des jockeys. Comme le confirme Helena Dupuy, responsable des relations presse de France Galop, « les influenceurs jouent un rôle essentiel. C’est une stratégie permanente. On travaille avec 200 influenceurs chaque année en leur proposant de partager une expérience sur-mesure. On identifie plutôt des influenceurs life style avec un style reconnaissable et qui évoquent l’univers des courses avec fraîcheur et humour ».

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Une manière aussi de s’adresser à une génération peu familière du PMU, si ce n’est pour y boire des bières pas chères dans une ambiance populaire. Car le public de parieurs est vieillissant et la concurrence des paris sportifs fait rage. Mais en attendant de décrocher la timbale au Quinté+ on peut déjà passer deux jours à observer gratuitement des chevaux sur l’une des plus belles places de Paris. Une sortie à ne pas faire au pas de course, et sans monter sur ses grands chevaux.