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Ces techniques de bronzage qui sont un réel danger pour votre peau…
techniques à fuir !

Ces techniques de bronzage tendances qui représentent un réel danger pour votre peau

Chaque été, c’est la même rengaine : on est en quête de bronzage. A chacun ses techniques pour prendre des couleurs au soleil, mais qu’elles soient « old school » ou nouvelles, elles sont souvent dangereuses pour la peau…
Julie Baumann

Julie Baumann

L'essentiel

  • Certaines techniques tendances comme l’utilisation de graisse à traire, monoï ou mélanges huile d’olive-citron pour bronzer, amplifient dangereusement les effets des rayons UV et provoquent des brûlures au second degré.
  • Le bronzage reste un marqueur social depuis l’instauration des congés payés en 1936, poussant certaines personnes à utiliser des méthodes nocives pour obtenir un teint hâlé, encore aujourd’hui.
  • De nouvelles tendances dangereuses comme le « burn lines » et le « sun tattoo » émergent sur les réseaux sociaux, ce qui alerte le ministre de la Santé Yannick Neuder.

Peut-on bronzer sans s’abîmer la peau ? Chaque été, le bronzage devient une véritable obsession pour certains. Même si la crème solaire connaît un rebond de popularité pour se protéger du soleil, certains continuent de la négliger au profit de techniques tendances sur les réseaux sociaux, pour « accélérer le bronzage ». Des méthodes qui, sans même qu’ils s’en aperçoivent, vont jusqu’à brûler leur peau. Qu’elles soient anciennes ou émergentes, ces techniques demeurent dans l’inconscient collectif un moyen « naturel » de bronzer.

Au-delà de vouloir à tout prix une peau couleur caramel - qui résulte d’un aspect esthétique - ou de pouvoir se vanter de ses vacances au soleil, s’exposer aux rayons UV sans s’en protéger peut causer de graves soucis de santé. Selon les chiffres de l’Institut National du Cancer (Inca), plus de 80 % des cancers de la peau sont liés à une exposition excessive au soleil, principalement des expositions régulières et intenses pendant l’enfance.

Des techniques qui brûlent la peau à vif

Graisse à traire ou monoï, même combat. Ces actifs graissant encore présents en magasins promettent un bronzage accéléré et séduisent un jeune public, prêt à tout pour un teint hâlé. Aujourd’hui, malgré les multiples préventions des dermatologues, ces méthodes continuent d’être promues. Elles sont pourtant dangereuses et prohibées, puisqu’elles démultiplient les effets du soleil sur la peau, déclenchant une action de « friture » sur la peau : « Le soleil est naturellement dangereux pour notre peau. Si l’on rajoute de l’huile ou de la graisse à traire dessus, cela va démultiplier les actions du soleil. Ces techniques équivalent à des accélérateurs de brûlure, menant à des brûlures au second degré », explique la dermatologue Isabelle Rousseaux, membre du syndicat national des dermatologues et des vénérologues.

@ynessouu

BURN IT !(il y a de l’spf dans ma graisse à traire )😔🙏🏽

♬ original sound - HBO Max

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Populaires dans les années 80 - où la santé n’était pas vraiment une préoccupation - ces huiles ou graisses étaient utilisées pour bronzer plus rapidement : « Avant, on ne savait pas vraiment ce qu’on se mettait sur la peau, mais on s’en fichait puisqu’on voulait bronzer, sans vraiment voir les conséquences », poursuit Isabelle Rousseaux.

Une autre technique, toute aussi dangereuse, a fait son apparition sur les réseaux sociaux : appliquer sur sa peau un mélange d’huile d’olive et de jus de citron, avant l’exposition. Censé promettre un bronzage optimal, ce mélange est un véritable cocktail molotov pour votre peau. Le citron est un actif qui assèche et risque de provoquer rougeurs, taches voir brûlures s’il est exposé au soleil. Mélangée à l’huile d’olive, qui augmente la pénétration des rayons UV dans la peau, la brûlure est assurée. L’important est d’appliquer de la crème solaire pour éviter les brûlures, et limiter son exposition, rappelle la dermatologue.

Un marqueur social qui perdure… et qui inquiète

Toutes ces techniques nocives pour la peau ne sont pas nées d’hier. Isabelle Rousseaux explique que depuis l’arrivée des premiers congés payés en 1936, les gens qui pouvaient partir en vacances à la mer revenaient bronzés : « Ce marqueur social était un signe de richesse, et cela perdure encore aujourd’hui. Je pense que ça va évoluer dans quelques années, à force de prévenir les gens qu’il y a un danger. Mais il faut arrêter de vouloir bronzer à tout prix et utiliser des produits nocifs », déclare-t-elle.

Une inquiétude partagée par le ministre de la Santé, Yannick Neuder, qui a publié, lundi, une vidéo sur plusieurs réseaux sociaux pour alerter des risques encourus. « S’exposer au soleil sans crème, ni aucune protection, parfois même avec des huiles ou du monoï, se faire un tatouage éphémère sur la peau en prenant un coup de soleil : il faut arrêter tout ça, c’est très dangereux », prévient le ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux soins.

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Pourtant, le désir de montrer qu’on est parti au soleil semble plus fort. Au Brésil, une tendance se développe autour des traces de bronzage : les internautes appliquent du scotch pour mieux les délimiter et ainsi les faire ressortir de manière flagrante. Une pratique parmi d’autres, comme le « burn lines », qui se développe en ce moment sur TikTok. Une tendance qui consiste à laisser son corps bronzer jusqu’à la brûlure, afin de faire apparaître les marques de bronzages des maillots de bain.