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K-pop, couleurs pastel… A quoi ressemblent les fournitures scolaires 2026
trop la classe

Rentrée 2026 : Héros K-pop, sac à dos et stylos effaçables… Les fournitures qui font vraiment craquer les élèves

Avant le retour à l’école, le marathon des fournitures bat son plein. Si les familles guettent les prix, elles cèdent aussi aux coups de cœur des enfants
Claire Frayssinet

Claire Frayssinet

L'essentiel

  • Le sac à dos s'impose désormais à tous les niveaux scolaires, du collège où il fait « l'unanimité » et en maternelle avec des modèles adaptés, remplaçant progressivement le cartable classique même en primaire dès le CM1-CM2.
  • Les tendances 2026 privilégient les coloris pastel et doux mais aussi des licences venues d'Asie comme K-pop Demon Hunters ou Pokemon.
  • Les fabricants développent des gammes plus inclusives avec du matériel adapté aux troubles « Dys » et des produits unisexes.

«C’est bon, on a les quinze bâtons de colles de la liste ? », « Mais il est caché où le cahier grand format 96 pages grand carreaux dans ce rayon ? »… C’est certainement le genre de phrases que vous avez pu entendre si vous avez mis les pieds dans une grande surface ou une papeterie ce week-end. Alors que l’heure de la rentrée sonne pour près de 12 millions d’élèves ce mardi, il est encore temps de se mettre à la page des grandes tendances de fournitures.

Sac à dos ou cartable ?

C’est l’éternel débat de la rentrée. Mais en 2026, la frontière est claire. « Tout dépend de l’âge ! », tranche David Piette, directeur de l’offre Papeterie et Bagagerie chez Cultura. Si le cartable classique conserve des adeptes du CP au CE2, le sac à dos prend définitivement le dessus dès la fin du primaire : « Au collège, c’est bien entendu le sac à dos qui fait l’unanimité, mais on le retrouve également de plus en plus en primaire où il se substitue au cartable, surtout pour les classes de CM1-CM2 », observe le spécialiste. Même les plus petits succombent au format : « En maternelle, l’usage est plutôt orienté vers les sacs à dos. On développe d’ailleurs une gamme adaptée avec un emplacement isotherme pour le goûter ou un mousqueton pour le doudou », précise David Piette. Des marques comme Donebydear s’inspirent directement des sacs de rando avec un élastique extérieur pour y glisser un pull et une poche extérieure pour la gourde. D’autres comme Lilliputiens jouent à fond la carte de la personnalisation, comme on peut voir chez Cabaïa, avec des pochettes à clipser mettant en scène les personnages emblématiques de la marque.

Avoir du style tout en maîtrisant le budget

Selon une étude YouGov menée avec Cultura, 88 % des parents estiment que les fournitures sont un levier de confiance en soi pour leur enfant, et 8 sur 10 affirment qu’ils accordent de l’importance au style de leurs affaires.

Si les prix ont baissé de 0,6 % selon une étude NielsenIQ pour l’Association des industriels de la papeterie et du bureau (AIPB), les ménages privilégient la qualité. Pour répondre à la préoccupation financière, Cultura mise sur ses marques propres : « Notre marque est celle que l’on vend le plus », révèle David Piette. « Nous avons développé une gamme premier prix élargie cette année pour couvrir la quasi-totalité de la liste scolaire, ainsi qu’une collection Pastel qui fait le pont entre la papeterie scolaire austère et la papeterie fantaisie ». L’indétrônable BIC mise aussi sur les coloris pastel avec toute sa gamme déclinée dans des roses, violet et jaune pâles. La douceur est une tendance lourde de cette rentrée.

Adieu le stylo-plume, vive les stylos fantaisie

Autre changement notable dans les trousses : le déclin irrémédiable du stylo-plume. « Il n’est plus systématiquement demandé dans les listes des établissements et les enfants ne le demandent pas spontanément, leur préférant des gammes de stylos effaçables », confirme David Piette. Et malgré les interdictions ciblées de certains établissements, la folie ne faiblit pas pour les stylos effaçables fantaisie Legami ni pour les célèbres 4 Couleurs de BIC : « Non, cela n’a pas d’impact sur les ventes. Ils font toujours partie de nos meilleures ventes. Ce sont des marques qui innovent beaucoup sur le design et dont les nouveautés sont systématiquement attendues », assure le directeur de l’offre. En témoigne la hausse de 35 % des ventes de 4 couleurs BIC au niveau mondial entre 2021 et 2025. Legami figure elle en tête des réapprovisionnements quotidiens cet été. Cependant BIC ne veut pas se faire distancer et a lancé sa gamme « Vibbies » avec des petits animaux kawaï dans le même esprit que son concurrent italien.

Des licences fortes venues d’Asie

Après des élèves de primaires, ce sont les licences qui font la différence sur les cartables et l’ensemble des fournitures. Chez Cultura, K Pop Demon Hunters, Pokémon et Minecraft dominent le rayon. Pour l’organisation des devoirs, l’agenda L’Étudiant Noir reste un pilier indétrônable mais David Piette note « un grand succès des motifs Liberty et de la tendance Animaux », sans oublier l’omniprésence de la licence K-pop. Une licence ultra-forte que certains n’avaient pas anticipée. Ainsi Stabilo s’est associé à Netflix pour une gamme K-pop Demon Hunters qui ne sera en vente qu’à partir du 1er octobre, mais déjà disponible en prévente sur leur site officiel. On se croirait de devant la billetterie pour le concert de Céline Dion !

Des gammes plus inclusives

Outre l’essor de la bagagerie en PET recyclé devenue un basique pour les clients, l’inclusion s’invite au cœur des apprentissages. Cultura distribue ainsi la gamme spécialisée développée par Clairefontaine pour les enfants sujets aux troubles "Dys" (1 à 2 élèves par classe). « Il nous semblait impératif de pouvoir proposer du matériel adapté à tous les enfants et de soutenir les familles », insiste David Piette. Ces cahiers proposent des cadres colorés, des lignes contrastées et des interlignages spécifiques pour faciliter l’écriture et la lecture au quotidien.

Enfin, si les sacs roses à fleurs pour les filles et les cartables bleus pour les garçons sont encore largement dominants dans les rayons, des efforts sont faits pour proposer davantage de fournitures unisexes. « Nous veillons à proposer des gammes ouvertes et inclusives, sans les estampiller "filles" ou "garçons", afin que chacun puisse choisir selon ses goûts, ses envies et sa personnalité. » explique David Piette. Verdict mardi, pour vérifier si, cette année, Sonic et Pikachu seront les camarades de classe des petites filles comme des petits garçons.