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On est allé à Tomorrowland Winter à l’Alpe d’Huez… Ski, musique électronique et tempête de neige au programme
chaud froid•Pendant une semaine, 22.000 festivaliers venus du monde entier investissent l’Alpe d’Huez pour Tomorrowland WinterVictoria Berne
L'essentiel
- Tomorrowland Winter est un festival de musique électronique qui se tient à l’Alpe d’Huez depuis 2019, accueillant 22.000 festivaliers pendant une semaine.
- Plus de 100 artistes de musique électronique se produisent sur différentes scènes.
- Le festival est prévu jusqu’en 2030 à l’Alpe d’Huez mais fait face à des critiques environnementales, une quarantaine de cyclistes ayant manifesté le 21 mars dernier pour dénoncer l’empreinte carbone liée aux déplacements internationaux et l’impact des infrastructures en altitude sur un environnement fragile.
À plus de 2.000 mètres d’altitude, la musique résonne jusque sur les pistes. Ici, à l’Alpe d’Huez, la frontière entre station de ski et festival disparaît.
Pendant une semaine, 22.000 festivaliers venus du monde entier s’y retrouvent pour Tomorrowland Winter. Une version à la montagne du célèbre festival belge, où l’on passe sans transition d’un télésiège à un DJ set. 20 Minutes a visité ce rendez-vous pas comme les autres.
Des scènes entre montagne et imaginaire
À première vue, difficile d’imaginer que l’un des plus grands festivals de musique électronique au monde puisse s’installer en pleine montagne. Et pourtant, depuis 2019, Tomorrowland Winter a trouvé refuge à l’Alpe d’Huez, station perchée entre 1.135 et 3.330 mètres d’altitude. Si la station a longtemps été surnommée « L’île au soleil », notre expérience du festival s’est aussi faite sous de gros flocons.
Au total, sept scènes prennent vie à différents endroits de la station, entre structures existantes et installations éphémères. À 2.100 mètres, la nouvelle scène Orbyz impressionne avec son univers glacé et sa grande tête de lion, tandis que Frozen Lotus (située à la Folie Douce) mêle musique et pause gastronomique en plein air.
Dans le village, la MainStage se situe dans un espace fermé, réservé aux festivaliers. Elle nous plonge dans un décor unique à Tomorrowland. À la nuit tombée, lumières, écrans et scénographie prennent le dessus, transformant l’espace en véritable show immersif. Autre ambiance du côté de la Cage : club techno plus sombre et underground, où une installation cinétique impressionne, et où le format Boiler Room enflamme le public. La scène Core, elle, se situe en extérieur, et a permis aux festivaliers de danser sous la neige.
Entre têtes d’affiche et expériences immersives
Plus de 100 artistes se succèdent tout au long de la semaine, avec une programmation qui mêle house, techno, hardstyle ou EDM. Sur les scènes principales, les plus grands noms de la scène électronique mondiale se relaient : Charlotte de Witte, Steve Aoki, Lost Frequencies, Afrojack ou encore Ofenbach font partie des têtes d’affiche.
Dimitri Vegas sera le dernier artiste à jouer ce soir, clôturant une semaine de fête. Lors de notre rencontre, le DJ nous a certifié que ce sera « une clôture pleine d’énergie. »
Mais Tomorrowland Winter ne se résume pas à sa programmation. L’expérience passe aussi par les à-côtés : pauses gastronomiques en altitude, restaurants éphémères dans le village, ou encore espaces dédiés pour se retrouver entre deux sets.
Parmi eux, certains partenaires investissent les lieux à leur manière. C’est le cas de Coca-Cola qui, depuis trente ans, s’associe à l’événement avec un chalet en plein cœur du festival.
Un festival installé…
Si Tomorrowland en Belgique est devenu un événement mondial, la version Winter s’impose comme un format à part. Organisé en collaboration étroite avec les acteurs locaux, le festival s’inscrit aussi dans la durée : il est déjà prévu à l’Alpe d’Huez jusqu’en 2030.
Mais ce modèle ne fait pas l’unanimité. Ce 21 mars dernier, une quarantaine de cyclistes ont grimpé l’Alpe d’Huez pour dénoncer l’impact environnemental de l’événement. En ligne de mire : l’empreinte carbone liée aux déplacements internationaux des festivaliers, mais aussi l’installation d’infrastructures en altitude, jugées trop lourdes pour un environnement fragile.
Le festival se termine ce vendredi, après une semaine qui a mêlé ski et musique électronique.



















