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Pourquoi l’année 2026 ressemble étrangement à 2006 ?
20 ans sinon rien

On pensait que 2026 était le nouveau 2016… Mais est-ce qu’on n’est pas plutôt en 2006 ?

Depuis le début de l’année 2026, une vague de nostalgie flottait sur les réseaux sociaux. Tout le monde partageait des photos de 2016, mais si on regarde de plus près l’actualité on est plus en 2006
Fiona Bonassin

Fiona Bonassin

L'essentiel

  • L’année 2026 connaît une vague de nostalgie centrée sur 2006 (et non 2016 comme le suggèrent les réseaux sociaux), avec le retour de plusieurs contenus culturels marquants de cette époque.
  • Les Pussycat Dolls, groupe emblématique de 2006 avec des tubes comme Don’t Cha et Buttons, se lancent dans une tournée mondiale et passeront par Paris le 19 septembre pour une seule et unique date après un échec de reformation en 2019.
  • Le groupe Disney mise massivement sur la nostalgie en diffusant quatre épisodes de Malcolm le 10 avril prochain (série dont le dernier épisode original date de 2006), ainsi qu’un second volet du Diable s’habille en Prada prévu en salle le 29 avril.

Si vous êtes souvent sur les réseaux sociaux, vous n’avez pas pu louper la vague de nostalgie qui y a soufflé. Musiques de l’époque, photos anciennes avec des styles vestimentaires plus que douteux… Tout le monde ressortait ses archives de l’année 2016. Plusieurs personnes faisaient un lien entre cette année et 2026. Les baggys et les pantalons tailles basses reviennent à la mode, les lives Instagram font office de thérapie collective et tout le monde reposte des stories avec le filtre « back to 2016 » en mode « on y était ».

Sauf que si on regarde plus loin que cet effet de mode, l’ambiance n’a rien à voir avec 2016 sauf pour la présence de Donald Trump à la tête des Etats-Unis. En réalité, l’actualité culturelle de ce début d’année ressemble étrangement à ce qu’il se passait en 2006.

20 ans plus tard, nos âmes d’enfants sont de retour avec notre pouvoir d’achat d’adulte.

Les musiques de notre MP3 dans notre smartphone

En 2006, l’idole de tous les jeunes (ceux qui avaient Disney Channel), c’était Hannah Montana. La jeune chanteuse avait la vie qu’on a tous rêvée de mener : adolescente normale le jour et superstar la nuit. Bonne nouvelle pour tous les grands ados nostalgiques, la série signe son retour le 24 mars prochain avec un épisode spécial diffusé sur Disney+ pour fêter les 20 ans de l’ado star des années 2000. Au programme, l’entretien de Miley Cyrus mené par Alex Cooper, animatrice du podcast Call Your Daddy, des images d’archives jamais diffusées et la recréation de décors cultes comme le salon familial et le mythique dressing de la chanteuse. Ce retour a été vécu comme un tsunami de bonheur par les adultes. Depuis l’annonce de ce grand retour, pour quelques minutes, les écoutes des chansons d’Hannah Montana ont augmenté de plus de 182 % sur la plateforme Deezer comme nous l’affirme la plateforme. Des chansons qui ne sont pas écoutées par n’importe qui, mais bien par 70 % de femmes dont 44 % de 25-36 ans. De grandes personnes qui souffrent d’une certaine nostalgie.

Si la série Hannah Montana ne fera son retour que pour un seul épisode, d’autres stars de cette année 2006 ont poussé ce besoin de nostalgie beaucoup plus loin. Les Pussycat Dolls ont décidé de se lancer dans une tournée mondiale pour le plus grand plaisir des Millenials et de la Gen Z. En 2003, le groupe se compose mais il faut attendre la fin de l’année 2005 pour avoir un album complet, rempli de bangers. C’est donc en 2006 que le commun des mortels va avoir les yeux rivés sur des clips très esthétiques et des dances très sexy. Les filles à l’origine de bien des tubes, dont Don’t Cha, Buttons ou When I Grow Up, ont enté de se reformer en 2019, mais cela a été soldé par un échec. En 2026 elles seront donc de passage par Paris le 19 septembre pour une seule et unique date. Et à en voir les vidéos pleines d’enthousiasme postées sur les réseaux sociaux, les billets partiront en un éclair.

La culture de la nostalgie

Il n’y a pas que des retours de stars de la musique qui nous transporte en 2006. La télévision aussi souffle sur ce besoin de réconfort. Dans les années 2000, deux familles faisaient rêver et surtout rire les téléspectateurs : les Kyle de Ma Famille d’abord et celle de Malcolm. Si la première a pris fin en 2005, la seconde a vu son dernier épisode être diffusé en 2006. Mais 20 ans plus tard, les membres de ce clan hilarant vont faire leur grand retour le 10 avril prochain sur Disney+. Pour le plus grand bonheur des fans de toujours, quatre épisodes seront disponibles sur la plateforme et réuniront presque tous les acteurs principaux du programme original. « Après avoir protégé sa fille et lui-même de sa famille pendant plus de dix ans, Malcolm est rappelé dans leur orbite lorsque Hal et Lois exigent sa présence pour leur fête des 40 ans de mariage », détaille le pitch officiel de la série.

La plateforme de streaming Disney+ mise à fond sur la nostalgie. Ce sont eux qui diffuseront donc les épisodes exclusifs d’Hannah Montana et de Malcolm. Le géant américain est aussi à l’origine du second volet du Diable s’habille en Prada que l’on retrouvera en salle le 29 avril. Film incontournable de toute une génération, les producteurs ont fait le choix de prendre le même socle d’acteurs, que les trentenaires et quadragénaire auront plaisir à retrouver.

Notre rubrique Séries

Dans ce deuxième volet, Miranda ne s’en sort plus avec son magazine Runway. La rédactrice en cheffe fait face à la chute de la presse papier et tenter de garder la tête hors de l’eau dans une industrie en train de mourir. 2006, c’était aussi l’année où on dansait sur les premiers sons de Rihanna, où Paris Hilton était encore une icône malgré elle et Facebook ouvrait à peine aux non-étudiants.