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Château gonflable, course en sacs… Quand les anniversaires se transforment en « expériences »
Le leader français du commerce en ligne Cdiscount constate depuis le début de l’année une hausse de 25 % des ventes de structures gonflables, notamment celles au format « châteaux forts », qui servent à « mettre en scène » les anniversairesMickaël Bosredon
L'essentiel
- Cdiscount relève depuis le début de l’année « une hausse de 25 % des ventes de structures gonflables ». Des éléments qui se louent mais s’achètent aussi de plus en plus, à la faveur d’une baisse des prix.
- D’une manière générale, « il y a toute une "événementialisation" » des fêtes d'anniversaire, « en provenance des Etats-Unis, et qui se retrouve relayée sur les réseaux sociaux, qui gonflent et portent cette tendance », explique Elsa Capbern, directrice du développement Business Jouets chez Cdiscount.
- Cette « événementialisation » ne touche pas que les fêtes d'anniversaires, « mais aussi les « gender reveal », les « baby shower », avec ce fil rouge permanent « il faut qu’on s’en souvienne ».
Fini les simples gâteaux, bonbons et jus d’orange pour célébrer l’anniversaire de son enfant. Aujourd’hui, il s’agit d’envoyer du rêve. Les fêtes d’anniversaire deviennent de plus en plus de vrais événements avec une mise en scène festive. Structures gonflables, décorations thématiques, jeux de kermesse… Les familles n’hésitent plus à transformer leur jardin, et parfois les parcs publics, en véritables « lieux d’expériences », constate le leader français du commerce en ligne, Cdiscount.
La plateforme de vente relève ainsi depuis le début de l’année « une hausse de 25 % des ventes de structures gonflables », des éléments qui ne font plus que se louer, mais s’achètent aussi de plus en plus. « C’est devenu plus accessible qu’auparavant d’acheter un château gonflable, et l’avantage est que cela permet de le réutiliser sur plusieurs années, ainsi que de se le prêter entre amis ou entre familles », analyse Elsa Capbern, directrice du développement Business Jouets chez Cdiscount.
Le prix moyen de ces structures enregistre ainsi une baisse de l’ordre de « 20 à 25 % ». « Cela va de 60 à 600 euros, c’est un grand écart, mais parce que la gamme s’est parallèlement étoffée, ajoute Elsa Capbern. Avant, nous n’avions essentiellement que quelques produits, qui tournaient autour du château, maintenant on a des déclinaisons très variées, dont certaines intègrent de l’eau… »
« Il n’était pas gigantesque mais a fait beaucoup d’effet »
Sollicité par 20 Minutes, Thibaut nous raconte qu’il fait partie « de ceux qui transforment leur jardin en petit parc d’attractions ». Mais il préfère pour le moment rester sur l’option de la location. « Nous l’avons fait l’été dernier pour les 5 ans de notre fils, et en cherchant sur Le Bon Coin, nous avons trouvé un château gonflable à louer contre une centaine d’euros. Il n’était pas gigantesque mais a fait beaucoup d’effet à notre fils et ses amis et amies. Nous avions prévu pas mal d’autres jeux de kermesse mais ils ont surtout passé l’après-midi dans le château gonflable… et se sont éclatés. Nous n’avons pas regretté ce choix. En plus, c’est hyperfacile à gonfler, à condition d’avoir une prise électrique pas trop loin et une rallonge. » Et de conclure : « Cette année, notre fils nous a demandé s’il y aurait encore un château gonflable et… nous l’avons déjà réservé ! »
Et pour les familles vivant en appartement, et qui n’ont pas la place d’accueillir de telles structures ? « On se rend compte qu’il y a de plus en plus de parents qui donnent rendez-vous dans des parcs pour profiter de l’espace », observe encore la directrice du développement Business Jouets de Cdiscount. « Elles ne vont peut-être pas jusqu’à y installer des châteaux gonflables, mais elles n’hésitent pas à décorer un coin du parc et à y organiser de petits jeux. »
« Une "événementialisation" qui arrive des Etats-Unis »
D’une manière générale, « il y a toute une "événementialisation" en provenance des Etats-Unis, et qui se retrouve relayée sur les réseaux sociaux, qui gonflent et portent cette tendance », poursuit Elsa Capbern. Tendance qui ne touche pas que les anniversaires : « Il y a aussi les "gender reveal" [annonce du sexe du futur bébé], les "baby shower" [à destination de la maman, pour célébrer la naissance à venir d’un bébé], avec ce fil rouge permanent qui est qu’il faut qu’on s’en souvienne. »
Dans les ventes de produits, cela se traduit par une hausse de « tout ce qui touche à la décoration [pinatas, fanions, vaisselles, arches à ballons…], avec + 25 %, aux activités de type kermesse [chamboule-tout, course en sacs, course à l’œuf…] où l’on est à + 40 %, ainsi qu’aux loisirs créatifs, avec + 10 % pour les perles notamment. »
Bien entendu, « cela fait déjà quelques années que l’on voit émerger cette tendance, mais depuis le début de cette année nous constatons des chiffres qui commencent à être vraiment importants, et on peut parler d’une évolution majeure », pointe Elsa Capbern. Cette tendance va « forcément se stabiliser à un moment, anticipe-t-elle, mais je pense qu’elle peut encore croître pendant quelques années ».



















