Tour de France 2022 : Mads Pedersen gagne à son tour, Danemark « is the new sexy »

CYCLISME Mads Pedersen a offert au Danemark sa troisième victoire en quatre jours sur le Tour de France. Si on ajoute à ça le maillot jaune de Jonas Vingegaard, on peut parler de tour de rêve

William Pereira
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Mads Pedersen était trop fort
Mads Pedersen était trop fort — Shutterstock/SIPA

Les organisateurs du Tour de France ont été bien inspirés d’offrir au Danemark le coup d’envoi de l’édition 2022 de la plus grande course du monde. Certes, les Danois du peloton n’ont pas réussi à gagner sur leurs terres, Belges et Néerlandais étant trop forts, mais les Scandinaves se rattrapent de fort belle manière depuis le début de la deuxième semaine. Après Magnus Cort Nielsen et Jonas Vingegaard – leader du général de surcroît - Mads Pedersen est allé chercher la victoire d’étape en costaud à Saint-Etienne. « Ça doit être sexy d’être Danois en ce moment se marre le maillot jaune au micro de France TV. Pedersen mérite cette victoire, c’est génial pour lui, c’est juste incroyable pour le cyclisme danois. ».

Pedersen, dernier champion du monde sur route avant que Julian Alaphilippe ne confisque le maillot arc-en-ciel, salue le travail réalisé à l’échelle nationale, responsable selon lui de tout le bien qui arrive au cyclisme danois. « Tout le travail du cyclisme de masse des équipes locales commence à payer. L’investissement paye, et c’est une bonne chose. »

Mads « les jambes de feu » Pedersen

Entre le Bourg-d’Oisans et Sainté, le Danois a beaucoup travaillé. Peut-être pas autant que son coéquipier Quinn Simmons, dont les efforts décisifs dans la dernière montée répertoriée en 3e catégorie ont permis aux échappés de creuser l’écart sur un peloton jusqu’ici oppressant. Le reste était une affaire de fraîcheur et de talent. Par une attaque à une quinzaine de kilomètres de l’arrivée, Pedersen se débarrasse de ses deux plus gros rivaux, Ganna et Kung.

Un poil déçu, le coureur de la FDJ ne tarit pas d’éloges en zone mixte. « Mads avait les jambes de feu, j’ai bien tenté de le suivre mais j’ai pas pu. Il était vraiment super fort. » Même constat pour le Canadien Hugo Houle, qui a lui eu le privilège de jouer la gagne jusqu’au démarrage du sprinteur à 250 mètres de la ligne. « Y a pas photo, Mads était très solide. Sur le final, contre Pedersen c’est très compliqué. On ne pouvait pas vraiment faire mieux. » Les Danois font la loi.