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Mansour Bahrami espère que la guerre sera « un mal pour un bien » en Iran

Iran : « Si j’y retourne, je peux être arrêté… » Mansour Bahrami espère que la guerre sera « un mal pour un bien »

Moyen-OrientMansour Bahrami, coqueluche du public de Roland-Garros pendant le Trophée des Légendes, espère que la guerre aboutira à une libération de la population iranienne
Quentin Ballue

Q.B.

L’Iran traverse une période trouble. Né à Arak, au sud-ouest de Téhéran, Mansour Bahrami suit l’actualité depuis la France, où il est installé depuis de nombreuses années. L’ancien tennisman a confié son émotion face aux derniers développements dans les colonnes de L’Equipe.

« La guerre, ce n’est jamais bon. Mais j’espère que c’est un mal pour un bien. Cela fait 47 ans qu’en Iran, les gens sont sous pression, souligne-t-il. Ce que j’espère pour mon pays, c’est qu’il devienne un pays libre, un pays où il y a la démocratie, où les gens peuvent pratiquer leur religion, et qu’on arrête de leur dicter ce qu’ils ont le droit de manger, comment il faut s’habiller… »

Sa famille « en mode survie » sur place

« Tout ce qui peut aider à libérer le peuple iranien est bienvenu, estime l’ancien joueur. C’est malheureux, mais il n’y a pas d’autre moyen. À chaque fois que les Iraniens se soulèvent, à chaque fois qu’ils demandent un peu de liberté, du travail, de la dignité, ils n’ont en face d’eux que des mitrailleuses, comme il y a six semaines quand il y a eu plusieurs dizaines de milliers de morts. »

Sur place, sa sœur et son frère lui disaient qu’ils « survivaient » ces derniers temps. Il n’a plus de nouvelles ni de moyens de les joindre avec les coupures des réseaux de communication. Et depuis plusieurs années déjà, la plus belle moustache du Trophée des Légendes de Roland-Garros ne peut plus se rendre dans son pays d’origine.

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Sa dernière visite remonte à février 2020. « Pendant les mouvements "Femmes, Vies, Libertés", j’ai parlé dans les médias et sur les réseaux (en 2022). On m’a dit qu’il fallait que je la ferme, sinon il y aurait des conséquences. Je me suis tu, un peu, mais ma famille me manque, l’Iran me manque. […] Là ça fait six ans que je n’y suis plus retourné. Parce que si j’y retourne, je peux être arrêté. »