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« Je m’entraîne, mais c’est catastrophique », admet Gaël Monfils

Cincinnati : « Je m’entraîne, mais c’est catastrophique »… Gaël Monfils se livre avec franchise sur son niveau de jeu

c’était mieux avantEn pleine tournée américaine, Gaël Monfils, qui défie Alexei Popyrin dans la soirée à Cincinnati, ne cache pas ses difficultés actuelles
Quentin Ballue

Q.B.

Gaël Monfils est dans les cordes. Le Parisien vient de prendre un cinglant 6-3, 6-3 contre Thanasi Kokkinakis à Montréal. Il a l’occasion d’enchaîner rapidement, dès ce mercredi, contre Alexei Popyrin à Cincinnati. La tendance n’est cependant pas à l’optimisme au regard de la forme de l’Australien, titré au Canada, et des confidences de la Monf sur son niveau de jeu.

« Je suis peut-être trop perfectionniste et ça m’empêche de me lâcher. Je m’entraîne, mais c’est catastrophique, glisse-t-il à L’Equipe. Là, je vais retourner à l’entraînement faire ma cinquième heure de la journée, c’est dur mais ça ne suffit pas. Je me donne, mais les sensations ne sont pas là. »

« L’air de rien, on passe beaucoup de temps à bosser, mais ce n’est pas pour ça qu’on joue bien, déplore-t-il. Sans sensations correctes à l’entraînement, c’est difficile en match. Il peut y avoir un déclic, l’ambiance peut devenir folle, et parce que je suis bien entraîné, je peux y répondre. Mais c’est quand même mieux de sortir d’un entraînement en se disant qu’on est bien. Ça permet de rentrer sur le court, pour le match, en étant bien. »

« Que chaque sacrifice soit justifié »

Le 46e joueur mondial, sorti au premier tour du tournoi olympique par Lorenzo Musetti, ne parle pas pour autant de retraite, affichant son intention de « jouer le plus longtemps possible » alors qu’il fêtera ses 38 ans le 1er septembre.

« Avec le temps, je suis plus exigeant envers moi-même. J’ai envie que chaque sacrifice soit justifié. (…) La valeur du temps augmente. Donc, ce petit truc qui me manque en ce moment, j’ai vraiment envie de le retrouver. À mon âge, je ne peux plus trop me permettre d’avoir un trou d’air. Mais c’est une autre approche qui est toute aussi excitante », assure-t-il. Le Rolex Paris Masters pointera le bout de son nez dans deux petits mois, il y a du temps pour se retaper d’ici là.