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JO d'hiver: Quatre ans après sa révélation à Sotchi, Perrine Laffont vise une médaille olympique
SKI DE BOSSES•Perrine Laffont, la jeune Ariégeoise de 19 ans attaque sa saison avec de grandes ambitions pour les JO de Pyeongchang, en février 2018…Nicolas Stival
L'essentiel
- La benjamine française des Jeux de Sotchi (15 ans à l’époque) a énormément progressé.
- La championne du monde fait désormais partie des cadors du ski de bosses, qui lutteront pour le podium aux JO de Pyeongchang, en Corée du Sud.
Sotchi, le 7 février 2014. Etonnante en qualifications du ski de bosses, Perrine Laffont, benjamine de la délégation française aux Jeux olympiques d’hiver en Russie, craque en finale et finit 14e. « Dans quatre ans, ce sera bon », promet alors son entraîneur, Ludovic Didier.
On y est presque. Aujourd’hui âgée de 19 ans, la jeune Ariégeoise caresse de grandes ambitions pour les JO de Pyeongchang en Corée du Sud (du 9 au 25 février 2018). « Avec les résultats que j’ai déjà obtenus, je vise un podium, voire plus », lâche-t-elle alors qu’elle rejoint Kaprun, en Autriche, pour dix jours de stage. « J’arriverai aux Jeux avec un statut totalement différent, il faudra réussir à gérer cela. »
D’ici Pyeongchang, Perrine Laffont disputera la Coupe du monde dont la première manche est fixée début décembre à Ruka, en Finlande. La saison dernière, elle avait terminé deuxième du classement général derrière l’Australienne Brittenny Cox, avant de remporter le titre de championne du monde en parallèle dans cette discipline spectaculaire, sport de jugement où sont notées technique, vitesse et qualité des sauts.
Sa vie personnelle a également bien changé : au revoir le lycée de Font-Romeu et les Pyrénées, faute de structures adaptées, même si ses sponsors restent majoritairement ariégeois. Place aux entraînements dans les Alpes, à Tignes et Albertville, et aux cours en IUT commerce à Annecy, pour assurer l’après-ski dans un sport où l’on est vieux dès 30 ans.
« J’ai eu quatre ans pour apprendre de mes erreurs »
Après 2018, Perrine Laffont peut donc au minimum envisager les JO-2022 à Pékin et 2026, dans une ville à déterminer. Mais pas question de patienter une olympiade de plus pour monter sur la boîte. « J’ai eu quatre ans pour apprendre de mes erreurs », observe la skieuse des Monts d'Olmes. Par exemple ? « Il ne faudra pas que je regarde les réseaux sociaux, ce que l’on dit de moi. » Entre les qualifs et la finale de Sotchi, pas mal de twittos promettaient une médaille à l’ado ariégeoise. Ils ont peut-être eu raison quatre ans trop tôt…


















