Joe Cokanasiga et les Anglais font partie des favoris pour remporter la Coupe du monde 2019.
Joe Cokanasiga et les Anglais font partie des favoris pour remporter la Coupe du monde 2019. — Adrian DENNIS / AFP

RUGBY

Les adversaires des Bleus (4/4): L'Angleterre, les All White du Nord (qui nous font bien flipper)

Présentation (un peu) second degré du quatrième adversaire des Bleus

L’Angleterre est possiblement la meilleure équipe du monde à l’heure actuelle, si l’on considère que les Blacks ont un peu stagné cette année. Seule nation européenne à avoir déjà remporté le trophée, l’Angleterre doit faire oublier deux dernières éditions cata, notamment en 2015, quand elle n’a pas réussi à sortir des poules à domicile. Les Bleus affronteront leurs chers voisins en dernier, le 12 octobre à 10h15.

A quoi ressemble leur équipe ?

A une alliance de vitesse et de puissance effrayante pour un être humain normalement constitué. Tuilagi, les frères Vunipola, Cokanasiga, Itoje, Sinckler, que des monstres qui courent vite et qui savent faire des passes après contact. Rien d’étonnant, le XV de la Rose s’appuie sur les mêmes bases que les Saracens, trois fois champions d’Europe sur les quatre dernières années.

Le chiffre à retenir

6. Comme le nombre de défaites de l’Angleterre en neuf matchs disputés à l’extérieur depuis le début d’année 2018. Souvent irrésistibles dans leur jardin de Twickenham, les coéquipiers de Vunipola semblent parfois perdre leurs moyens face à des adversaires pourtant inférieurs quand ils doivent prendre l’avion. Or, il n’a échappé à personne que le Japon, c’était loin en avion. « C’est notre plus grand défi : aller au Japon et réussir loin de tous nos fans et du confort de notre vestiaire à domicile », a reconnu le patron de la troisième ligne. L’entrée en lice face au faire-valoir tongien devrait permettre à la troupe d’Eddie Jones de monter doucement en puissance.

C’est quoi leur objectif ?

De manière très directe, redevenir champions du monde. A ce titre, leur démonstration absolue face à l’Irlande lors du dernier match de préparation (57 pions dans les dents), laisse penser que c’est largement dans leurs cordes.

Comment ils vont nous battre ?

MDR. Comment dire… Les gars ne jouent pas le même sport que nous, comme on l’a vu cet hiver à Twickenham​ où les Anglais nous ont collé 40 points en rigolant. D’ailleurs, quand on passera deux semaines à vous bourrer le mou pour vous faire croire que c’est possible de taper les Anglais après avoir paumé contre l’Argentine en ouverture, n’hésitez pas à nous insulter dans les commentaires. Ça n’arrivera pas (on ne demande qu'à avoir tort).

Si y a un mec à connaître…

En vrai tous, mais puisqu’il faut choisir, citons Manu Tuilagi, le bison d’origine Samoane qui tape dans la ligne des trois quarts plus fort qu’un camion. Ou Owen Farrell, le numéro 10/12 gestionnaire à la Wilkinson, parfait dans tout ce qu’il entreprend. Ah, et aussi Ben You… Non laissez tomber, ça ne sert à rien de se détruire le moral à l’avance.

La phrase qui nous fait marrer

« Je pense qu’on a laissé 15 ou 20 points en route ». Signé Eddie Jones, le sélectionneur australien du XV de la Rose, lors de la conférence de presse d’après-dérouillée contre les Bleus l’hiver dernier. Comment mieux résumer à quel point le type ne nous respecte pas (et avec raison) ?