Les adversaires des Bleus (2/4): Les Etats-Unis pour éviter le fanny

RUGBY Présentation (un peu) second degré du deuxième adversaire des Bleus

B.V.

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Les Américains marquent un essai face au Canada
Les Américains marquent un essai face au Canada — SIPA

Voilà l’un des rares sports, avec le foot, la pétanque et depuis peu le basket, où l’on n’a pas grand-chose à craindre des Américains. Comme à chaque Coupe du monde, les Eagles chercheront surtout à faire parler d’eux-mêmes au pays afin de promouvoir un sport largement délaissé et historiquement dépassé par son cousin le foot US. Ils seront les deuxièmes adversaires des Bleus, le 2 octobre à 9h45.

A quoi ressemble leur équipe ?

Pour être très honnête, nos petits yeux d’amateurs du Top 14 n’ont pas reconnu le moindre nom dans la liste des 31 joueurs retenus. Quelques joueurs appartiennent cependant à de bons clubs anglais, comme Peterson à Newcastle ou Lasike aux Harlequins. Mais la majorité joue encore au pays, dans un championnat dont personne n’a jamais entendu parler.

Le chiffre à retenir

3. Ou 1. Comme vous voulez. Dans son histoire, depuis la première édition en 1987, les Etats-Unis n’ont raté qu’une seule Coupe du monde en 1995. Mais en sept participations, les Eagles n’ont gagné que 3 matchs (deux fois contre le Japon, un contre la Russie). C’est maigre.

C’est quoi leur objectif ?

2023. Ce groupe est jeune. « J’ai foi en cette équipe, et je n’ai pas toujours été en mesure d’affirmer cela avec toutes les équipes par lesquelles je suis passé. Je suis concentré sur cette année, mais je crois que la Coupe du monde 2019 va profiter à ce groupe pour 2023 », explique le sélectionneur Gary Gold. Ils chercheront surtout à éviter le fanny en tentant de battre les Tonga, seul match a priori à leur portée.

Comment ils vont nous battre ?

Bon. Notre dernière défaite face aux Etats-Unis remonte à 1924, en finale des JO. Autant dire qu’il va falloir se lever de bonne heure pour réussir à le perdre, celui-là. Mais faisons confiance à nos Bleus, capables de tout.

Si y a un mec à connaître…

Chris Wyles. Parce que c’est le seul joueur américain dont on entendait régulièrement parler ces dernières années, avec 249 matchs en 10 ans aux Saracens. Bon, en revanche, il a pris sa retraite depuis deux ans déjà. Mais ça c’est du détail.

La phrase qui nous fait marrer

« Je suis incroyablement fier d’avoir cassé ce plafond de verre du Top 4 ». Bon, ok, c’est du rugby à 7, mais quand même, notons que les Etats-Unis sont un grand pays de rugby. Il faut juste qu’ils soient pas trop nombreux sur le terrain. Deuxièmes derrière les Fidji de la saison de Rugby Sevens, les Américains, emmené par leur superstar Perry Baker, seront parmi les favoris aux JO de Tokyo en 2020. Le vrai objectif de l’année pour le rugby us ?