Les Tonga face aux All-Blacks (ça s'est pas bien passé)
Les Tonga face aux All-Blacks (ça s'est pas bien passé) — SIPA

RUGBY

Les adversaires des Bleus (3/4): Le Tonga veut refaire le coup de 2011 (mais bon...)

Présentation (un peu) second degré du troisième adversaire des Bleus

Ce sera le 6 octobre prochain, à 9h45 du matin heure de Brétigny-sur-Orge. Espérons qu’on sera pas déjà éliminé d’ici, puisque les Tonga seront le troisième adversaire des Bleus dans la Coupe du monde après l’Argentine et les Etats-Unis. Présentation de la 15e équipe mondiale au classement World Rugby.

A quoi ressemble leur équipe ?

Sur le papier, c’est presque pas mal. Des joueurs du Racing 92, de Castres, des London Irish… reconnus comme des valeurs sûres des meilleurs championnats d’européens. D’autres sans clubs où en deuxièmes divisions océaniques qui nous font bien comprendre qu’il n’est pas si étonnant que ça de les voir se prendre 90 points contre les All-Blacks en préparation.

Le chiffre à retenir

22,3 %. C’est le pourcentage d’habitants des Tonga (23 900 sur 107 000) qui sont licenciés au rugby. On peut légitimement considéré qu’il s’agit du sport national de cette petite île du Pacifique. Ramené à la population française, ce chiffre donnerait 14,5 millions de licenciés (contre 258.000 en réalité). Même avec ça, pas sûr qu’on puisse envoyer trois n°10 de métier à la Coupe du monde.

C’est quoi leur objectif ?

« Je suis rivé sur l’objectif d’accéder aux quarts de finale, nous devons gagner trois matchs (de poule) pour cela », a déclaré le sélectionneur Toutai Kefu. Bon, on va dire qu’ils joueront surtout la finale pour ne pas finir dernier du groupe face aux Etats-Unis. A moins que la France…

Comment ils vont nous battre ?

Comme ils l'avaient fait en 2011? Mais si, souvenez-vous… cet improbable match perdu en poule par les Bleus futurs finalistes du Mondial face à la bande à Taumalolo. La plus belle victoire de l’histoire de ce pays, principalement acquise grâce à une défense de fer et une mêlée qui nous avait fait reculer sur le parking.

Si y a un mec à connaître…

On vous causerait bien du monstrueux pilier du Racing 92 Ben Tameifuna, mais c’est sans doute le seul qu’on connaît vraiment alors c’est dommage. Du coup, évoquons grâce à l’AFP Nasi Manu, qui a réalisé l’exploit assez insensé de revenir au plus haut niveau après avoir subi une chimiothérapie et manqué l’intégralité de la saison passée avec son club italien de Benetton Trévise. Il en a été récompensé par ses 3 premières sélections et une place dans le squad pour le Mondial.

La phrase qui nous fait marrer

« On avait un plan mais on s’est fait massacrer ». Le capitaine tonguien Piutau après la rouste reçue face aux All-Blacks en guise de dernier match de préparation. Oh, on ne fait pas les malins, on a pris la même il y a quatre ans en quart de finale.