FFR: La Fédé était au courant depuis le début pour le dépassement de salaire du vice-président Serge Simon

RUGBY Contrairement à la défense initiale de la FFR, celle-ci savait depuis le début qu'elle était dans l'illégalité...

A.L.G.

— 

Bernard Laporte (à droite) et Serge Simon (à gauche).
Bernard Laporte (à droite) et Serge Simon (à gauche). — SYLVAIN THOMAS / AFP

La FFR prise en flagrant délit de mensonge. Après la révélation vendredi par nos confrères du Monde du salaire de Serge Simon, qui dépassait (de 4 %) le plafond légal et plaçait la fédération dans l’illégalité vis-à-vis de l’administration fiscale, la FFR avait plaidé une simple « erreur des services ».

En plus des 9.800 euros bruts mensuels, la limite maximale autorisée, Serge Simon bénéficiait aussi d’une voiture de fonction. C’est cet avantage en nature qui est à l’origine du dépassement. S’il ne cachait pas l’existence de l’irrégularité, le trésorier de la FFR avait mis cette erreur sur le dos des « services Ressources Humaines », ajoutant « Ils se sont plantés mais on a tout rattrapé ».

La FFR au courant dès décembre 2016

Seulement voilà, après de plus amples investigations du Monde, il semblerait que les dirigeants du rugby français étaient parfaitement au courant de la situation et auraient pourtant décidé de ne pas remédier au problème. Alerté dès décembre 2016 du risque encouru vis-à-vis de Bercy, l’état-major de la FFR avait même sollicité les conseils de juristes pour approfondir le sujet.

A l’arrivée, au moment du vote des rémunérations de Serge Simon, lors du comité directeur du 14 décembre 2016, la voiture de fonction avait disparu des radars ou, plus exactement, de la fiche de paie. Ce n’est qu’en octobre 2017, après de nouveaux avertissements de la part du service des ressources humaines (vous savez, celui censé avoir commis la bourde) que la voiture de fonction a fini par réapparaître sur la fiche de paie de Simon. Problème, le salaire du vice-président dépassait dès lors le plafond légal. De son côté, Serge Simon affirme que le dépassement de ses rémunérations par rapport au plafond légal « a été remboursé ».