XV de France: Plus d'étrangers en équipe de France, «un signal fort» pour Bernard Laporte

RUGBY C'est une des premières décisions prise par le nouveau président de la FFR...

20 Minutes avec AFP

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Bernard Laporte lors d'une conférence de presse à Vienne, le 2 février 2016.
Bernard Laporte lors d'une conférence de presse à Vienne, le 2 février 2016. — ALLILI/SIPA

Le nouveau président de la Fédération française de rugby (FFR), Bernard Laporte, a estimé mardi que l'obligation nouvelle d'être ressortissant français pour pouvoir jouer pour le XV de France, une de ses promesses de campagne, constituait un «signal fort envoyé à la formation française et à nos jeunes».

«J'ai dit à Bill (Beaumont, président de World Rugby, qu'il a rencontré mardi à Paris, NDLR) que nous avions pris la décision politique de ne plus faire jouer de joueurs étrangers en équipe nationale» a déclaré Laporte après avoir rencontré Beaumont mardi pour la première fois depuis son élection à la tête de la FFR, le 3 décembre.

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Pas rétroactif

«Bien sûr que ce n'est pas rétroactif. Ceux (les étrangers) qui jouent (actuellement avec les Bleus) pourront continuer à jouer. Mais c'est un signal fort envoyé à la formation française et à nos jeunes de faire jouer maximum de Français», a ajouté Laporte.

Selon les règles de World Rugby, un joueur peut représenter un autre pays que celui où il est né, s'il y a vécu pendant trois ans consécutifs et n'a pas été sélectionné par une autre nation. L'organe suprême du jeu souhaite faire passer ce délai à cinq ans.

Laporte a également évoqué avec Beaumont la candidature de la France à l'organisation de la Coupe du monde 2023.

«Nous avons simplement expliqué à Bill Beaumont que nous reprenons ce dossier. La France n'avait jusque-là fait que candidater, c'est déjà bien. Mais nous allons nous organiser pour faire en sorte de présenter un dossier solide et compétitif», a souligné Laporte, conscient que l'Irlande, candidate comme l'Afrique du Sud, avait pris «un temps d'avance». Les dossiers de candidature doivent être remis le 1er juin pour une décision sur le choix du pays organisateur en septembre.