Roland-Garros: Baston et raquette cassée… Alors ce match des cinglés Paire-Fognini, ça a donné quoi?

TENNIS Eh bah on s’est bien marré…

B.V.
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Benoit Paire face à Fabio Fognini
Benoit Paire face à Fabio Fognini — Thibault Camus/AP/SIPA

A force d’annoncer un duel entre deux barjots entre Paire et Fognini, on est presque un peu déçu que le match ne se soit pas terminé dans un bain de boue et de sang. Mais non, épiés comme jamais par un public qui n’attendait que l’embrasement, les deux cerveaux les plus malades du circuit sont restés relativement calmes. Relativement, car on s’est quand même bien marré sur le court n°7 ce mercredi après-midi. Ce n’était peut-être pas le plus beau match de la quinzaine, mais en termes d’ambiance et de show, c’était quand même quelque chose. On vous raconte ce qu’on a vu.

 

On a vu un public en feu… et une baston

Quelle drôle d’idée de programmer le match le plus attendu du jour sur le tout petit court n°7. Pour se faire une place, qu’on soit spectateur ou journaliste, c’était clairement le bordel. On a même vu des gens grimper aux tribunes pour passer une tête au-dessus des bâches. Et d’autres se battre pour une place. Scène surréaliste au milieu du premier set, un homme s’est jeté sur un autre pour lui mettre un coup de boule. Il a fallu interrompre et le jeu et quatre hommes de la sécurité pour le foutre dehors.

 

On a vu Fognini pourrir le juge de ligne et une raquette

Assez nul tout au long de la partie, l’Italien a bien essayé de déstabiliser Paire avec quelques insultes, en faisant appel au kiné où en demandant à vérifier un paquet de balles largement dehors. Sans résultat. Au final, c’est lui qui s’est surtout énervé.

Faut dire qu’après six ou sept fautes de pieds (à peu près du jamais vu à ce niveau-là) lancées contre lui, fallait que ça finisse par arriver. « Il me fait chier avec sa merde », lance-t-il à son coach alors qu’un juge de ligne moustachu semble s’acharner sur lui. Deux points plus tard, Fognini toise son nemesis du regard pendant bien quinze secondes. Magique.

On a entendu Benoit Paire dire : « il est nul à chier, il suffit juste de renvoyer la balle »

Et il a raison. Fognini a fait un nombre d’erreurs incalculables et à un moment, on se demandait vraiment pourquoi Paire cherchait encore à faire les points gagnants. « Il est nul à chier, il suffit juste de renvoyer la balle », balance-t-il en direction, plus ou moins, de son coach. Plusieurs fois dans la rencontre, le Français s’est d’ailleurs adressé à « son clan » et aurait mérité un warning dans l’histoire. Pour info, Benoit Paire fait partie des trois joueurs à avoir pris une amende (de 2000$) pour son comportement lors du premier tour.

On a entendu Paire beugler

Dans le superbe reportage Interieur Sport sur Benoit Paire, son coach Lionel Zimbler avouait que les sautes d’humeur de son protégé n’arrivaient généralement que quand le score n’était pas favorable. Cet après-midi, en dehors d’un petit accroc en début de troisième – ce moment c’est celui qu’on vous décrit juste au-dessus -, Paire a largement maîtrisé. Et lorsqu’il est revenu à 5-5 dans le 3e, se rapprochant ainsi de la victoire, il a hurlé une joie communicative au public. Une minute à près, il levait les bras… en silence.