Roland-Garros: Caroline Garcia a succombé à sa phobie du court Central

TENNIS La jeune française a été éliminée au premier tour…

B.V.

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Caroline Garcia à Roland-Garros, le 24 mai 2015
Caroline Garcia à Roland-Garros, le 24 mai 2015 — MIGUEL MEDINA / AFP

Elle n’a pas encore eu le temps de sécher ses larmes qu’elle est déjà là, les yeux rougis, devant la presse. Considéré comme l’une des meilleures chances françaises lors de ce Roland-Garros et grosso modo dans les dix prochaines années, Caroline Garcia a une nouvelle fois craqué dès le premier tour, face à la jeune croate Vekic. Son explication est simple: elle n’est tout simplement pas prête pas supporter la pression du Central Philippe Chatrier.
 

«Ici, je suis incapable de jouer au tennis, explique-t-elle, émue et franchement touchante. Que ce soit contre une fille du Top10 ou contre Vekic, ce n’est pas la question. Ca ne dépend que de moi et pour l’instant, je n’y arrive. J’espère que ça changera dans le futur.» Jamais «pleinement libérée», elle a facilement remporté le premier set avant de s’effondrer dans les deux suivants.

«L’an prochain, je demanderai à jouer sur le 9»

Et voilà Caro Garcia nationale victime du syndrome Philippe Chatrier, cette peur de jouer sur le central. «Que dire? Il est grand, je l’ai souvent regardé à la télé… ça représente Roland-Garros, bafouille-t-elle. J’ai eu beau m’entraîner toute la semaine dessus, ça ne change rien. Il y a des personnes plus émotives que d’autres. Parfois ça te sert, mais pour l’instant ça joue contre moi ici.»

Pourquoi ne pas avoir alors demandé aux organisateurs un autre court? «Je l’ai fait mais ils ont refusé, ils ont leur raisons, répond-elle. L’an prochain, je demanderai à jouer sur le 9, bien cachée, ou même à Jean-Bouin (rires).»