PSG - OL : Les 10 choses qu’on retient de cette finale de Coupe de la Ligue

FOOTBALL Ce n'était pas la finale du siècle, mais il y a quand même des choses à en tirer 

William Pereira, au stade de France

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Neymar à la lutte avec Denayer
Neymar à la lutte avec Denayer — Francois Mori/AP/SIPA

La Coupe de la Ligue méritait-elle mieux qu’un clap de fin anecdotique devant 5.000 personnes et des joueurs hors de forme qui plus est assomés par un cagnard pas possible ? Chacun se fera son avis sur la question. Et puis bon, même si c’était pas le match du siècle, ce PSG-OL n’a pas toujours été inintéressant (sauf la fin de la prolongation, grand moment de solitude pour les 22 joueurs). Il se trouve qu’il y a même pas mal de choses à en dire. Si, si, vraiment. Vous nous croyez pas ? Allez hop, top 10 des choses à retenir de cette finale.

Paris, c’est quand même mieux avec Mbappé

Dix minutes de jeu, Angel Di Maria​ fait un appel en profondeur. En vain, le ballon court trop vite. Cette image à elle seule nous a permis de prendre conscience du drame que peut être l’absence de KM9 pour le secteur offensif parisien. De la kiné et une cure de placenta de jument, et que ça saute, Kylian.

La condition physique de Marco Verratti

Non mais c’est quoi ce bazar ? Rendez-nous notre Marco et reprenez votre crossfiteur de l’espace. Quel match de l’Italien, on s’en voudrait presque d’avoir cru que Tuchel l’avait laissé sur le banc contre Sainté parce qu’il est fragile. Le mec était tellement en forme qu’à la 80e, il a même tenté un appel de balle à la Mbappé sur la gauche, juste pour voir, comme ça. Là où il nous a rassurés, c’est que sa légère perte de poids ne le prive pas de son meilleur allié : son postérieur, base de son indestructible protection de balle.

La masterclass d’Anthony Lopes

Les haters retiendront qu’il s’est chauffé avec Sarabia et diront que ses envolées sont exagérées, que si c’est pour faire ça, autant ouvrir un compte Insta et se lancer dans la photo. La vérité, c’est que si Lyon ne coule pas dans le dernier quart d’heure du temps réglementaire, c’est grâce à lui. Mais comment fait-il pour claquer cette tête à bout portant de Neymar à la 89e, nom de dieu ?

La passion de Guimaraes et Paredes pour les tibias adverses

Vendredi soir, Bruno Guimaraes ne jouait pas contre le Paris Saint-Germain. Non. Il jouait contre les jambes de Neymar, et il a gagné son match haut la main. Si vous aimez autant casser des tibias c’est sur un ring à Bangkok qu’il faut aller, monsieur. Leandro Paredes n’a pas été en reste dans le même registre. Son meilleur geste du match ? Une guillotine pour chevilles sur le pauvre Bertrand Traoré, qui se voyait déjà cavaler sur le couloir droit pour centrer avant que la scie de Buenos Aires le rappelle à l’ordre.

Le match inquiétant de Mauro Icardi

Pas besoin de s’étaler. Un fantôme. Il n’a pas existé dans le jeu parisien, et les rares fois où il a eu le ballon dans les pieds, il a bégayé. Sa sortie couplée à l’entrée de Sarabia a amplifié l’idée qu’avec lui sur le terrain, le PSG a joué à 10 contre Lyon.

Les 900 passes en retrait de Mitchel Bakker

Ou plutôt à neuf. Le pauvre Bakker avait l’air terrorisé à la moindre prise de balle. Une peine immense nous a parcouru quand, en première mi-temps, pourtant loin d’être pressé, le latéral gauche a choisi une passe galère en retrait pour Keylor Navas, obligé de dégager lamentablement en touche. On ne l’a jamais vu aller de l’avant. Un homme du passé, sans doute.

Le supporter lyonnais à notre gauche qui voyait des cartons rouges partout

On ne sait pas qui tu es, on ne sait pas où tu es, mais on va te retrouver et t’expliquer deux trois règles du foot. Ce curieux individu voyait des cartons rouges pour faute du dernier défenseur parisien à 60 mètres du but de Navas, ce qui a eu le don de bien nous faire marrer.

La panne cérébrale de Rafael

Di Maria fonce vers la surface plutôt sur la gauche que dans l’axe du but, Andersen était prêt à le rattraper, et c’est donc à ce moment précis que Rafael a décidé de crocheter l’Argentin à la limite de la surface. Il paraît qu’on ignore encore beaucoup de choses du cerveau humain. C’est particulièrement vrai pour celui du Brésilien.

Les courses d’élan de Thiago Mendes et Bertrand Traoré

Un départ de trop loin et un nombre infini de petits pas avant de tirer. La préparation du tir au but de Thiago Mendes avait tout pour être un fail monumental mais le Brésilien ne s’est pas dégonflé après son spectacle de danse. A l’inverse, Bertrand Traoré a choisi la sobre mais toujours très efficace course d’élan hésitante pour saborder les siens.

L’eau, c’est vraiment super

Etonnant liquide translucide qui a permis aux joueurs, moyennant deux pauses fraîcheur, et aux fous furieux présents au Stade de France de survivre à la fournaise du 9-3. On est prêt à parier qu’en 2136, quand il fera 40 degrés en hiver, les gosses préféreront un pack d’eau à la Playstation 17 sous le sapin (à condition d’avoir survécu à l’été à 54 DEGRÉS).