PSG-Monaco: Paris fête son huitième titre avec une victoire contre son sparring-partner préféré (et Neymar)

FOOTBALL Le PSG a fêté son huitième titre en battant l'AS Monaco 3-1

William Pereira

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Mbappé a encore frappé lors de PSG-Monaco.
Mbappé a encore frappé lors de PSG-Monaco. — FRANCK FIFE / AFP

Comme l’année dernière, le Paris Saint-Germain a fêté le titre de champion de France en s’imposant contre l’AS Monaco au Parc des Princes (3-1). Enfin, presque comme l’année dernière. Cette année, les Parisiens étaient déjà sacrés avant d’entrer sur la pelouse grâce au match nul concédé par le dauphin lillois à Toulouse. Ou comment retirer le peu de frisson qu’il restait à une fin de saison devenue amorphe à force de blessures et de résultats indignes de ce qu’avait proposé le PSG de Tuchel​ en Ligue 1 avant le fiasco en C1.

Hommage à Notre Dame et calme plat au Parc

Au coup d’envoi, peu de choses laissent entendre que Paris vient de remporter son huitième titre national : les écrans du Parc, le speaker du Parc… et c’est à peu près tout. Niveau ambiance, le huis clos partiel infligé à la tribune Auteuil a provoqué le boycott du Collectif Ultra Paris (CUP) pour ne rien arranger. Résultat, il a bien plus été question de rendre hommage à Notre Dame que de festivités en première partie de soirée : un tifo, des banderoles, un spot avec mise en scène des joueurs, un maillot spécial et un coup d’envoi fictif donné par des pompiers de Paris… un arsenal à faire rougir un oignon. On a beau se demander si ce n’est pas trop en faire, si un peu de sobriété ne ferait pas de bien, on finit par se laisser entraîner comme tout le monde par le frisson d’émotion.

Mbappé vite fait, bien fait

Vient le coup de sifflet. Pas un bruit. Rien, ou si peu. Pas un problème pour les Monégasques, coutumiers des matchs à faible intensité sonore sur leur rocher. Allez savoir si c’est pas pour ça qu’ils dégainent les premiers. Rony Lopes part à grandes enjambées vers la cage parisienne mais voit sa tentative écartée par Alphonse Areola (7e). Pas de bol, la chance est passée et les ouailles de Jardim sont très vite renvoyées à leur condition de sparring-partner par une contre-attaque folle menée par Diaby et Mbappé conclue par l’international français. 1-0. Paris met la main sur la rencontre et fait le break grâce au même homme avant la pause. Cette fois c’est bon, le contexte est favorable : c’est l’heure de la fête.

La vraie fête ? Les retours de Neymar et Cavani

Pâques, jour de résurrection. Celle de Neymar, en l’occurrence. Thomas Tuchel a fait péter le champagne en lançant le Brésilien, absent depuis janvier, dès le coup d’envoi du second acte. Le Parc jubile, les décibels montent, c’en est presque surprenant. Le numéro dix de Paname, lui, est dans son élément. Il galope, feinte, oriente le jeu. Son, enthousiasme est contagieux et beau à voir. Mais il n’éclipse pas la performance XXL de Kylian Mbappé, qui s’offre un triplé à la 55e sur un service d’un autre pensionnaire de la Seleção, Dani Alves, avant l’entrée aussi applaudie d’Edinson Cavani et l’égalisation anecdotique de Golovin. 3-1, et c’est tout. L’arbitre siffle la fin du match. Huit drapeaux, symboles des huit titres parisiens, qu’on agite sur la pelouse remplacent les 22 acteurs. Les lumières s’affolent tandis que les joueurs font leur tour d’honneur, le stade se vide. Non, vraiment, on n’a pas l’impression d’avoir assisté au sacre d’un champion de France.