PSG: Le boss de la Liga compare Paris à un cycliste dopé et veut le faire exclure de la Ligue des champions

FOOTBALL Javier Tebas persiste et signe, il veut que le Paris Saint-Germain soit sanctionné...

W.P.

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Porque Tebas?
Porque Tebas? — OTERO ANDRES/SIPAUSA/SIPA

Le temps passe mais le patron de la Liga n’a pas oublié. Dans un entretien accordé à L’Equipe et publié lundi, Javier Tebas s’en est une nouvelle fois pris au Paris Saint-Germain dans le cadre du fair-play financier, que le PSG ne respecterait pas selon lui. L’Espagnol dénonce des revenus artificiels liés à des sponsors qu’il dit fictifs (« liés au Qatar ») permettant au club parisien de rester dans les clous. Tebas s’en prend aussi à Manchester City (mais un peu plus à Paris quand même) :

« Comme leurs revenus réels ne leur permettent pas de réaliser de tels investissements [l’achat de joueurs pour des sommes colossales], ils ont inventé des sponsors fictifs, liés aux États, avec des montants qui ne correspondent pas aux prix du marché. Nous avons comparé les revenus du PSG et de City avec ceux du Real Madrid, du Barça, de Manchester United et du Bayern. Ils sont supérieurs… Au PSG, les revenus du sponsoring sont liés au Qatar, directement ou indirectement, et sont supérieurs à ceux de Manchester United… Le PSG continue de tricher économiquement. »

D’après l’article de L’Equipe, les Espagnols s’appuient sur des chiffres datant de 2014 et dans lesquels on peut lire que le sponsoring est le seul domaine dans lequel Paris surpasse les mastodontes. Sur les droits TV, le vice-champion français touchait 47 millions d’euros contre 142 pour le Real, sur les revenus de « jour de match », le PSG percevait la même somme et le Real 121… Au total la part du sponsoring dans le budget de l’emblème parisien est évaluée à 73 % là où elle n’en représente que 38 % pour le Barça, 41 % pour le Real et 55 % pour le Bayern.

« Pourquoi ne pas les exclure » en cours de saison ?

Bref, tout ceci pousse Tebas à vouloir exclure le Paris Saint-Germain de la Ligue des champions - sur la base de chiffres datant de 2014 donc - et à se lancer dans des comparaisons douteuses.

« Si, en cours de saison, on s’aperçoit qu’ils ont triché économiquement, pourquoi ne pas les exclure ? Quand un cycliste est convaincu de dopage, il est immédiatement exclu de la course », remarque-t-il. Et quand on lui rappelle que les clubs espagnols ont par le passé bénéficié d’avantages tels que l’effacement de leur dette, il en dit quoi Javier ? « Ce n’est pas parce que nous aurions fait de la merde que nous devrions laisser d’autres faire de la merde. » Faites ce que je dis, pas ce que je fais.