Monaco-PSG: Porté par Di Maria, un Paris des grands soirs stoppe l’élan monégasque
FOOTBALL•Le PSG a parfaitement maîtrisé sa finale de Coupe de la Ligue, ce samedi au Parc OL, en surclassant Monaco (4-1)...A Lyon, Jérémy Laugier
Bon déjà, Parisiens et Monégasques ont tordu le cou comme ça n’est pas permis au fameux cliché « en finale, l’enjeu tue souvent le jeu ». Car si le PSG l’a finalement emporté avec un gros écart (4-1), cette finale au Parc OL (devant 57.841 spectateurs, un record à Lyon) a longtemps été passionnante.
PSG reste bien le patron. Ils se savaient dos au mur, encore traumatisés par une claque du Barça (6-1) « dont on parlera encore dans 10 ans », comme le reconnaissait vendredi Kevin Trapp. Mais si ce PSG s’est pourri une partie de sa fin de saison le 8 mars en Catalogne, il a vite montré ce samedi qu’il n’avait pas le profil d’une équipe filant vers une saison blanche.
Deux chiffres traduisent la mainmise parisienne dans une première mi-temps assez sublime et en apparence équilibrée : 65 % de possession de balle et même 416 passes contre seulement 166 pour l’actuel leader de la Ligue 1. Ce Paris-là est bien capable d’aller chercher un troisième triplé consécutif, surtout au vu de la prestation de ses joueurs clé Thiago Silva, Verratti, Draxler, Cavani, et surtout Di Maria.
Quel régal, ce Di Maria là. Tout le monde en convient, Angel Di Maria a été une vraie déception cette saison. Mais que ce soit à l’aller contre le Barça ou ce samedi, l’Argentin a survolé les débats avec sa technique délicieuse. Placé sur l’aile droite du 4-3-3 d'Unai Emery, il a toujours été dangereux et en mouvement, comme sur cette ouverture d’emblée de Marco Verratti. Les supporters parisiens lui reprocheront jusqu’à la fin des temps de ne pas avoir décalé Edinson Cavani au Camp Nou ?
Cette fois, il a en tout cas joué la carte de l’altruisme, même si Julian Draxler était légèrement hors-jeu sur le coup (1-0, 4e). Irrésistible même dans les petits espaces, il a fait preuve d’un sang froid assez total pour redonner l’avantage à Paris juste avant la pause, sur un caviar d’un Julian Draxler à peine moins dingue au Parc OL (1-2, 44e). Il a même parachevé son œuvre avec une nouvelle passe décisive pour Edinson Cavani, auteur d’un doublé (1-4, 90e).
aMonaco n’a pas perdu le titre en L1 pour autant. L’ASM n’a pas fait rêver la Ligue 1 depuis le début de la saison pour s’écrouler maintenant. Toujours leader en championnat et en lice en quarts de finale de Ligue des champions et de Coupe de France, les hommes de Leonardo Jardim ont simplement été battus ce samedi par un PSG XXL. On n’a pas assisté à un coup de pompe si significatif que ça côté monégasque, même si la fin de partie a été très compliquée et que son joyau Kylian Mbappé a été étonnamment discret.
Parfois brillant après 20 premières minutes difficiles, l’ASM a montré tout ce qui fait sa force sur son égalisation. A savoir un coup de génie de Bernardo Silva (un délice de louche), une percussion d’un latéral (Djibril Sidibé) en pleine surface et une frappe totalement maîtrisée de Thomas Lemar (1-1, 27e). On a hâte de voir leur réaction après ce premier gros coup dur dans une saison jusque-là princière.


















