Les Ultras groupés, au Parc, samedi 1er octobre
Les Ultras groupés, au Parc, samedi 1er octobre — FRANCK FIFE / AFP

FOOTBALL

PSG : Chants, danse grecque et sol tremblant… Pas mal, ce retour des ultras au Parc des Princes

C'est l'heure de faire le bilan du mini-retour des ultras groupés au Parc des Princes, lors de PSG-Bordeaux, samedi...

C’était l’événement du week-end en Ligue 1. Il était du moins suffisamment attendu pour réussir à éclipser la belle victoire du PSG contre Bordeaux, samedi après-midi (2-0). Le retour des ultras groupés au Parc des Princes a marqué le début d’un tournant dans l’histoire du club parisien. Cela faisait six ans, depuis le lancement du plan dit Leproux, que ce n’était plus arrivé. Et ça s’est plutôt bien passé.

Le retour des ultras, enfin presque

Bon, pas d’enflammade pour autant. Comme nous le rappelle James, membre de l’Association de défense et d’assistance juridique des intérêts des supporters (Adajis) et présent au Parc samedi soir, « les supporters concernés étaient des gens déjà abonnés, et seuls les leaders des collectifs venaient en plus ». En résumé, il y avait :

  • Environ 200 ultras regroupés dans le virage Auteuil
  • Des gens qui ont connu l’ancien Parc et d’autres sans expérience
  • Six leaders ultras dans les rangs
  • Aucun pétard et pas plus de fumigène
  • Des joueurs parisiens comblés, à commencer par Matuidi et Motta
  • Du bruit et de la bonne humeur

« Ô ville lumière, sens la chaleur de notre cœur »

Et des chants. Y compris des chants mythiques. Les supporters regroupés ont ainsi entonné en chœur « Ô ville lumière », avant de se lancer dans une danse grecque qui a fait trembler le béton des tribunes du Parc des Princes pendant le match. Deux vieilles habitudes qu’avaient prises les supporters historiques à l’époque où ils étaient maîtres de leur antre.

Pour James, il n’y a aucun doute possible. Le groupement des supporters parisiens a eu un impact largement positif sur l’ambiance du Parc, habituellement morose.

« Il n’y a qu’à voir sur la grecque. Il y avait beaucoup plus que les 200 types groupés, ça montre qu’il y a eu un effet d’entraînement dans cette tribune, où des gens qui n’avaient rien à voir [avec les ultras] sont venus se greffer ».

La fameuse «grecque» des ultras parisiens
La fameuse «grecque» des ultras parisiens - FRANCK FIFE / AFP

De quoi s’enthousiasmer par rapport aux standards de la décennie en cours, même si le constat est un peu moins rose si on compare l’ambiance de samedi à celle de « l’ancien Parc », comme le rappelle le membre de l’Adajis. « Oh, là, là, non… On n’est pas du tout au niveau des grosses ambiances d’avant… »

Le président du collectif des ultras parisiens recalé à l’entrée du Parc des Princes

A la décharge des supporters présents dans le virage Auteuil lors de la réception de Bordeaux, ils étaient orphelins de leur « capo », le président du Collectif ultras Paris (CUP), Romain Mabille. Pour cause, ce dernier s’est fait recaler – tout comme six autres leaders ultras – à l’entrée du Parc des Princes avant la rencontre. Ce dernier s’est expriméau micro de RMC, peu après la rencontre.

« On ne comprend pas comment on peut accepter une association et refuser son président. On espère que c’est la situation d’un match et que ça va être réglé rapidement. On ne veut pas se mettre au porte-à-faux. »

L’idée est donc de continuer de dialoguer avec les autorités. James prévoit que « l’association va demander une réunion avec la préfecture et, probablement, le PSG, pour comprendre pourquoi il y a eu ce petit couac ».

Et dans trois semaines, PSG-OM

Des petits différends que les associations aimeraient bien régler au plus vite. Car dans trois semaines, ce sera jour de Clasico au Parc. « Pour le moment, rien de spécial n’est prévu pour ce jour-là », explique notre ami de l’Adajis, confiant à l’idée qu’une même initiative se mette en place pour PSG-OM.

« Il n’y a aucune raison pour que ça ne se fasse pas. Il faut continuer de parler, et attendre que tout ça se mette tranquillement en place. C’est un processus au long cours », conclut-il.