PSG-Lille: Edinson Cavani, l'homme qui ne réussissait qu'en Coupe de la Ligue

FOOTBALL L'Uruguayen réussit plus en Coupe de la Ligue que dans n'importe quelle autre compétition...

N.C.

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Edinson Cavani lors de la demi-finale de Coupe de la Ligue PSG-Toulouse, le 27 janvier 2016.
Edinson Cavani lors de la demi-finale de Coupe de la Ligue PSG-Toulouse, le 27 janvier 2016. — J.E.E/SIPA

C’est le genre de statistiques qu’espéraient voir les dirigeants parisiens quand ils ont arraché Edinson Cavani à Naples pour 64 millions d’euros, en 2013. Huit buts en neuf matchs (dont trois où il n’était pas titulaire), pour un ratio d’une réalisation toutes les 84 minutes, premier joueur à avoir inscrit deux doublés lors de deux finales, c’est du costaud. Le problème de l’Uruguayen est qu’on parle de Coupe de la Ligue, et non de Ligue des champions.

Dans cette compétition, « Edi » est intestable (hormis un léger raté contre Toulouse en demi-finale cette saison). Plus que dans toutes les autres, et de loin. Ses 49 buts en Ligue 1 ?  Ibra les marque en une saison et demie en marchant. Ses 12 buts en C1 ? En trois saisons et 28 matchs, rien de bien foufou. Et puis à quoi ça sert si c’est pour ne jamais passer les quarts ?

Cavani
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C’est aussi pour ça que Cavani restera un incompris. Malheureusement pour lui, quand il partira -à la Juve cet été ? -, on se souviendra plus de ses énormes ratés (Chelsea, Real Madrid…) ou de ses contrôles gênants (contre tout le monde) que de ses doublés face à Bastia et Lyon.

Et pourtant, si le PSG a la possibilité de remporter sa troisième coupe de la Ligue d’affilée samedi soir face à Lille, c’est parce que dans cette compétition, Cavani c’est Messi. Ou plutôt, c’est Brandao. Et oui, le Brésilien se pose comme LA référence quand on parle Coupe aux grandes moustaches. La victoire de l’OM en prolongations contre Lyon en 2012, c’est lui. Le premier trophée de Saint-Etienne depuis 21 ans en 2013 grâce à un succès 1-0 contre Rennes, c’est lui aussi. Au total, l’actuel attaquant de Bastia a scoré à neuf reprises dans ces matchs couperet.

Brandao
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«Pas touche les gars, c'est la mienne».
«Pas touche les gars, c'est la mienne». - PASCAL FAYOLLE/SIPA

Comme Brandao avant lui, l’Uruguayen est l’homme providentiel de son club dans la compétition made in LFP. Cette finale contre Lille, on la voit déjà basculer sur un but libérateur du Matador à la 85e. 

Toutes ces statistiques, c’est bien, mais ce n’est peut-être pas là où Cavani est le plus impressionnant en Coupe de la Ligue. Les buts, les trophées, tout ça n’est rien à côté de cette performance restée dans les mémoires. L’Uruguayen est l’homme qui a réussi, un jour, à comprendre les questions en espagnol de Daniel Lauclair. Et d’y répondre avec le plus grand sérieux. Chapeau.

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