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Rory McIlroy s’impose enfin à Augusta et complète son Grand Chelem

Augusta : Rory McIlroy s’impose enfin sur le Masters au terme d’un suspense de folie et complète son Grand Chelem

golfLe Nord-Irlandais a remporté le tournoi qui manquait à sa collection au bout du bout du suspense, dimanche en Géorgie
Nicolas Camus

N.C. avec AFP

Quel dimanche de folie à Augusta ! Au terme d’un suspense irrespirable achevé par un play-off entre Rory McIlroy et Justin Rose, le Nord-Irlandais s’est finalement imposé pour remporter enfin le Masters, complétant sa collection de Majeurs après une décennie de désillusions en Géorgie.

Après l’US Open (2012), le PGA Championship (2012 et 2014) et le British Open (2014), tous gagnés il y a plus de dix ans, McIlroy a fini par conquérir à 35 ans le prestigieux Masters, rejoignant ainsi Gene Sarazen, Ben Hogan, Gary Player, Jack Nicklaus et Tiger Woods, tous auteurs du Grand Chelem chez les hommes.

Le poids du Grand Chelem

Après un trou de play-off contre l’Anglais Justin Rose, un putt pour birdie a offert le tournoi au numéro 2 mondial qui s’est agenouillé sur le green, en pleurs, concluant une journée sous pression maximale. « C’est un sentiment incroyable. Je jouais pour la 17e fois ici, je commençais à me demander si mon heure allait finir par venir », a commenté McIlroy.

« Depuis dix ans je viens avec ce poids du Grand Chelem… je suis absolument honoré, heureux et très fier de pouvoir être appelé champion du Masters », a-t-il ajouté avant d’enfiler la célèbre veste verte, remise par le vainqueur sortant, le numéro 1 mondial Scottie Scheffler.

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Lorsqu’il s’est mis à genoux, McIlroy a vu surgir « beaucoup d’émotions refoulées sur ce trou numéro 18 ». « C’est ce genre de moment qui vaut bien toutes les occasions manquées », a-t-il poursuivi, avant de faire référence à son avance de quatre coups vendangée en 2011, lui qui a en effet multiplié les places d’honneur parfois déchirantes en Majeur, comme l’an passé à l’US Open.

On a longtemps cru, pourtant, que la malédiction allait encore frapper quand le Nord-Irlandais a dilapidé dimanche le matelas qu’il s’était confectionné en début de week-end. D’entrée, McIlroy a déchanté avec un double bogey qui a relancé le tournoi, avant de se reprendre pour compter quatre coups d’avance après le trou numéro 10.

Consécration

Mais le bras a de nouveau tremblé sur le 13, terminé avec un autre double bogey, avant un bogey au 14, qui l’a fait passer provisoirement derrière Justin Rose, revenu de nulle part sur cette dernière journée.

C’est à ce moment que le tournoi est entré dans la légende. Un coup de fer splendide au 15 lui a offert une opportunité, ratée, d’eagle (birdie finalement), au moment où Rose se manquait pour lui laisser la tête. Après que l’Anglais a réussi un dernier birdie au 18, McIlroy a attaqué les deux derniers trous à égalité avec l’Anglais, son destin en main.

Mais il a raté le putt de la gagne au 18, devant donc en passer par un play-off électrique. Heureusement pour lui, là où Rose a été contraint au par, McIlroy a réussi une approche remarquable pour s’imposer sur un ultime birdie. Et gagner le droit, enfin, de revêtir la mythique veste verte.