Premier League : Malgré un gros trou d’air, Guardiola prolonge avec Manchester City
PROLONGATION•Manchester City a annoncé la prolongation de contrat de son entraîneur Pep Guardiola jusqu’en 2028 alors que le club vit une période compliquée20 Minutes avec AFP
Le capitaine ne quitte pas le navire malgré les remous. L’entraîneur espagnol Pep Guardiola, un des plus influents et titrés du XXIe siècle, a prolongé son contrat de deux ans avec Manchester City, jusqu’en 2027, au moment où le géant d’Europe apparaît fragilisé sur et en dehors des terrains. Partira, partira pas ? La question a fait couler beaucoup d’encre ces dernières semaines. Et le Catalan de 53 ans, nommé en 2016 et qui était en fin de contrat en juin 2025, avait pris soin de l’esquiver constamment.
« J’ai tout ce que je peux souhaiter »
« Je l’ai déjà dit à maintes reprises, mais j’ai tout ce qu’un manager peut souhaiter, et je l’apprécie énormément. J’espère que nous pourrons ajouter d’autres trophées à ceux que nous avons déjà remportés. Ce sera ma priorité », a déclaré « Pep » dans le communiqué officialisant sa prolongation, jeudi. Au total, l’ancien entraîneur du FC Barcelone (2008-2012) et du Bayern Munich (2013-2016) a remporté quinze trophées majeurs en huit saisons, un butin qui comprend deux titres en Coupe d’Angleterre, quatre en Coupe de la Ligue, une Supercoupe d’Europe et un Mondial des clubs.
« Man City » et ses riches propriétaires émiratis peuvent pousser un grand ouf de soulagement à l’idée de conserver l’architecte de leurs plus grands succès, à une période où les nuages s’accumulent. Sportivement, l’équipe anglaise reste sur quatre défaites d’affilée, toutes compétitions confondues, une série qui peut en partie s’expliquer par la blessure longue durée du milieu défensif espagnol Rodri, l’actuel Ballon d’or. « J’ai senti que je ne pouvais pas partir maintenant, c’est aussi simple que cela, a déclaré Guardiola dans un entretien au site du club. Ne me demandez pas pourquoi. Peut-être que les quatre défaites ont été la raison pour laquelle j’ai senti que je ne pouvais pas partir ».
« Je ne pouvais pas partir maintenant »
Hors terrain, le club du nord-ouest de l’Angleterre est en outre engagé dans une bataille juridique inédite avec la Premier League, organisatrice du championnat, qui l’accuse d’avoir commis des malversations financières après l’arrivée des propriétaires émiratis en 2008. Il nie toute infraction mais risque de lourdes sanctions sportives s’il était reconnu coupable, par exemple un retrait de points, voire une exclusion des championnats professionnels anglais.
« L’empire de City fait face à une série de défis qui mettront à l’épreuve le génie de Guardiola », a écrit The Guardian dans son édition de jeudi, évoquant pêle-mêle « la menace d’une sanction en Premier League » ou le renouvellement d’une « équipe vieillissante ».
Toutes nos infos sur Pep GuardiolaEn attendant, l’Espagnol continuera d’enchanter les supporters de Manchester City par sa science tactique, ses innovations et sa rage de vaincre, largement perceptible sur le banc de touche. Il continuera, aussi, de mener de jolis duels avec ses anciens adjoints devenus numéro un, comme Mikel Arteta et Enzo Maresca, les entraîneurs respectifs d’Arsenal et Chelsea. « Je suis ravi que l’aventure de Pep à Manchester City se poursuive, permettant à son dévouement, sa passion et sa pensée innovante de continuer à façonner le paysage du football », a d’ailleurs relevé son président, l’homme d’affaires émirati Khaldoon Al Mubarak.


















