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Désiré Doué, un réveil qui tombe à pic pour compenser l’absence de Dembélé

PSG - Monaco : Désiré Doué, un réveil qui tombe à pic pour compenser l’absence de Dembélé

au bon endroit, au bon momentComme au match aller, le PSG va devoir compter sur Désiré Doué pour asseoir sa domination offensive contre l’AS Monaco en barrage retour de Ligue des champions
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William Pereira

William Pereira

L'essentiel

  • Désiré Doué a retrouvé une excellente forme avec trois buts et une passe décisive sur les deux derniers matchs. Il sera encore très attendu lors du barrage retour de Ligue des champions entre le PSG et l’AS Monaco
  • Doué, qui totalise désormais neuf buts toutes compétitions confondues et se classe 3e meilleur buteur du PSG derrière Dembélé (13) et Ramos (11), explique que « la finition c’est quelque chose qui se travaille au quotidien » et qu’il veut « devenir tueur devant les buts ».
  • En l’absence de Dembélé, de nouveau branché sur courant alternatif à cause des blessures, Désiré Doué a l’occasion d’imposer son leadership dans le secteur offensif à condition de faire preuve de régularité.

C’était il y a une éternité, 12 jours très exactement. Paris s’inclinait à Rennes après un récital d’occasions manquées et de choix individualistes. Ousmane Dembélé avait adressé une soufflante destinée, devinait-on, à Désiré Doué. « Je ne me suis pas senti visé », souriait l’intéressait mardi en conférence de presse de veille de barrage retour de Ligue des champions contre Monaco, tout en validant l’initiative du Ballon d’or. « A mon sens, les leaders ont le droit de prendre la parole, et doivent le faire à certains moments. »

Difficile d’y voir clair dans ce numéro de communication parfaitement maîtrisé par l’ancien Rennais. Reconnaissons-lui une certaine maturité. Reste que la prise de parole de Dembouze a bizarrement coïncidé avec le regain de forme de Doué, trois buts et une passe dé sur les deux derniers matchs, dont une entrée décisive à Louis II qui permet au PSG d’aborder le retour au Parc avec un but d’avance. Même si lui semble dire l’inverse.

« Je pense que j’ai toujours été moi-même, il n’y a pas de vrai ou de faux Désiré. J’essaye de donner le meilleur de moi-même. Je ne juge pas mes performances que par mes buts ou passes décisives, j’essaye d’apporter différemment dans le jeu au quotidien. »

Doué 3e buteur du PSG grâce à semaine de fou

Soit. Enlevons donc les buts et les passes décisives et comparons ses deux dernières sorties lumineuses aux précédentes, au mieux banales, au pire inquiétantes. Le constat reste le même : Désiré Doué joue beaucoup mieux au football depuis une semaine. En se laissant porter par l’enthousiasme, on peut même dire que sa meilleure version, celle qui avait choqué l’Europe, d’Anfield à l’Allianz Arena, pointe à nouveau le bout de son nez.

Ses prises de balles sont plus audacieuses. Ses décisions vont dans le sens du jeu. Ses dribbles sont tranchants, et ses frappes tapent enfin dans le mille. Grâce à sa belle semaine, Doué a porté son total à neuf buts toutes compétitions confondues et remonte à la 3e place des meilleurs buteurs du club, derrière Dembélé (13) et Ramos (11). « La finition c’est quelque chose qui se travaille au quotidien, explique l’international français. Plus on travaille, plus on acquiert les bons gestes et c’est important pour moi de devenir tueur devant les buts. C’est un aspect que je dois continuer à améliorer. »

Un leadership offensif à prendre

« Il n’y a pas de joueurs capables de marquer 30 buts [dans l’effectif], mais il y a beaucoup de joueurs qui peuvent marquer 12 ou 15 buts », constate Luis Enrique. L’Asturien serait très reconnaissant envers Doué s’il pouvait faire partie de cette liste. Car en l’absence du meilleur buteur Ousmane Dembélé, de nouveau branché sur courant alternatif à cause des blessures, quelqu’un doit reprendre le leadership offensif du PSG. Sans ça, l’entraîneur parisien continuera de se satisfaire du nombre d'« expected goals » de son équipe pour nier l’évidence et de brandir – à juste titre – le nombre de blessés par match, « trois ou quatre en moyenne », comme excuse aux désastres passés ou à venir.

Jusqu’ici, seuls les moments de grâce d’individualités ont permis de maintenir Paris à flot en Ligue des champions et en Ligue 1. D’abord ce fut Nuno Mendes, ensuite Vitinha, puis Kvaratskhelia. Voici peut-être venu le tour de Désiré Doué, en attendant le retour utopique d’un collectif au diapason, et d’un Dembélé en bonne santé.